Les monuments du souvenir cycliste

Voici la liste, les descriptions et la conclusion d’Ernest Lemal parues dans le Cycliste de mars avril 1964, avec quelques ajouts contemporains.

Monument Drais de Sauerbronn, Karlsrhue

(carte Michelin 205, pli 2).

Ses compatriotes ont honoré sa mémoire en érigeant un monument commémoratif, inauguré à Karlsrhue le 24 septembre 1892. Ce monument consiste en une colonne de marbre supportant le buste en bronze de l’inventeur.

Monument Pierre et Ernest Michaux, Bar-le-Duc

(carte Michelin 62, pli 1).

Situé en plein centre de la ville, il a été érigé par souscription nationale et inauguré le 30 septembre 1894. Les inscriptions de gauche rappellent qu’en l’an 1756, sous le règne de Stanislas, duc de Bar, la niche centrale a été érigée pour une fontaine alimentée par les eaux de Popey. Celles de droite rappellent qu’en l’an 1894, sous l’administration de Busselot, maire de la ville, avec le concours de Pierre Giffard, l’ancienne fontaine a été restaurée pour recevoir ce monument.

Un vélocipède et un sujet en bronze occupent la partie centrale sous laquelle a été gravée l’inscription suivante :

A Pierre Michaux (1813-1883) Ernest Michaux (1842-1880)

Inventeurs et propagateurs du vélocipède à pédales, les cyclistes de France reconnaissants.

Industrie Travail Démocratie

Monument James Starley à Coventry

(carte Michelin 109, pli 20).

Les productions de Starley furent le grand-bi "Spider" dès 1872 et la bicyclette "Rover" en 1885 ; mais il se rendit célèbre surtout par l’application sur les tricycles du mouvement différentiel, qui résolut le moyen de rendre les deux roues motrices ensemble et cependant indépendantes l’une de l’autre.

Ce monument, avec effigie du constructeur entouré de différents systèmes de cycles, est surmonté d’un sujet en marbre.

Maison natale et plaque Velocio, Pernes-les-Fontaines

(carte Michelin 81, pli 12).

Première inscription :

Ici est né, le 29 avril 1853, Paul de Vivie, propagateur du cyclotourisme en France, mort des suites d’un accident le 4 mars 1930.

A Velocio, ses disciples reconnaissants

(27-3-1932)

Cette plaque commémorative, apposée sur la façade de la maison natale de Velocio, avenue Paul de Vivie, a été inaugurée au cours du Meeting pascal 1932, après l’arrivée des concurrents du rallye de Pernes, par Paul Chiron, maire ; F. Boyer, conseiller général ; Paul Chotin, président fédéral et Albert Raimond, constructeur du "Cyclo", qui fit don de cette plaque à la municipalité.

Une seconde plaque, identique à la première avec en plus l’inscription "Célébration du Centenaire ", a été inaugurée an cours du meeting pascal 1953, par M. Roux, adjoint au maire :
Chaix, historien J. Barellon, mainteneur des "Amis de Velocio" et Charles Antonin, président d’honneur de la F. F. C. T., et co-rédacteur en chef du "Cycliste", en présence de 1.200 cyclos français et étrangers.

Statue Vélocio, Pernes-les-Fontaines

Devant le complexe sportif de Pernes-les-Fontaines, renommé Paul de Vivie en 2003 pour les 150 ans de sa naissance.
Une plaque en hommage à son biographe Raymond Henry, historien de la FFCT, a été ajoutée à Pâques 2024, année du centenaire de la fédération et du meeting pascal.

Monument Velocio, col du Grand-Bois

(carte Michelin 76, pli 9).

Inscription :

Paul de Vivie (1853-1930) Apôtre de la polymultipliée, ses amis et admirateurs.

Ce monument, situé au Col du Grand-Bois qu’affectionnait particulièrement Velocio en toutes saisons, a été inauguré le 22 mars 1931 par MM. Génévrier, maire de St-Etienne, et Boudet, président de la Chambre Syndicale du Cycle. Le mémorial est un granit agrémenté d’un médaillon de bronze ; dont la maquette a été offerte par Albert Raymond, créateur du "Cyclo".

Médaillon Velocio, mont Ventoux

(carte Michelin 81, pli 3).

Inscription :

Les Cyclotouristes à Velocio

Cette plaque de marbre ornée d’un médaillon de bronze à l’effigie de Velocio,qui avait souhaité en ce lieu, que l’on jetât ses cendres en plein mistral après l’avoir incinéré a été placée, en juin 1931, sur la façade de l’hôtel Vendran.

Elle fut préservée de la destruction au cours de l’occupation allemande, et remise en place lors de la reconstruction de l’immeuble.

Au sommet du Ventoux eut lieu, à Pâques 1926, le troisième meeting Velocio.

Plaque Velocio, Saint-Etienne

(carte Michelin 73, pli 19 et 76, pli 9).

Inscription :

Paul de Vivie (1853-1930), Apôtre du Cyclotourisme, vécut ici jusqu’à sa mort ; il succomba des suites d’un accident survenu devant cette porte le 27 février 1930.

Cette plaque de bronze, due au talent de l’artiste stéphanois Rocher et apposée sur la façade du 5, rue Paul-Doumer (aujourd’hui rue Charles de Gaulle) où se trouvaient les bureaux et magasins de Velocio, a été inaugurée le 15 août 1936, au cours des "Fêtes du Cinquantenaire" de notre revue [Le Cycliste], par MM. Petit, adjoint au maire Boudet, président de la Chambre Syndicale Fauveau, du T.C.F. ; Cabrol de la FFSC et Albert Raimond, généreux donateur.

Plaque Velocio, Pavezin

(carte Michelin 73, pli 20).

Inscription :

En ce lieu Paul de Vivie (Velocio) aimait à grouper, à l’automne, ses disciples et ses amis ; que ceux qui l’ont connu Imitent son exemple que les Jeunes apprennent sa légende.

Cette plaque commémorative en pierre de Comblanchien de 1.20x0.80 offerte par la F.F.C.T. et agrémentée d’un médaillon de bronze à l’effigie de Velocio, offert par Albert Raimond, a été inaugurée au cours du Meeting annuel de Pavezin, le 30 septembre 1945, par Charles Antonin président de la F.F.C.T. : Jules Barellon, président des "Amis de Velocio, qui avait été chargé de la faire exécuter et poser, et qui la découvrit en présence de 80 cyclos représentant toutes les sociétés de la région.

Plaque Velocio, Sainte-Baume

(carte Michelin 84, pli 14).

Inscription :

A Paul de Vivie (alias Velocio), l’Apôtre du Cyclotourisme, l’Union Cyclotouriste Marseillaise. 11 septembre 1949

Cette plaque de marbre, portant un médaillon de bronze, est scellée face à l’Hôtellerie de la Sainte-Baume pour perpétuer les passages de Velocio en ce haut-lieu provençal elle a été inaugurée par Victor Caillol, président d’honneur de l’U.C.M., en présence de deux cents cyclos de la région méditerranéenne.

Stèle Vélocio, Col de la Croix plantée, Lamalou-les-Bains.

2023. La stèle est placée au dessus de la plaque qui existait déjà, vissée sur un rocher à l’initiative des Cheminots Biterrois.

Sépulture de Velocio, Lyon.

(carte Michelin 73, pli 20).

La dépouille mortelle de Paul de Vivie, qui, pendant un demi-siècle, prêcha que la bicyclette était faite pour la santé et le bonheur des hommes, repose au petit cimetière de Loyasse, sur l’un des premiers coteaux rhodaniens qui dominent la ville, depuis le 6 mars 1930.

A ses obsèques, les dernières paroles du discours de Jules Barellon, président des Cyclotouristes Stéphanois furent :

Adieu Velocio, notre Maître si vénéré. Tes amis, tes disciples, tes enfants, tous nous garderons fidèlement ta mémoire en continuant ton œuvre !

Banc Pierre Giffard, forêt de Saint-Germain-en-Laye

(carte Michelin 55, pli 20).

Inscription :

Pierre Giffard 1853-1922, journaliste, homme de lettres, auteur dramatique, eut l’intuition de la vie moderne, et se consacra tout entier à en répandre les bienfaits
écrivit des 1890 la bicyclette est autre chose qu’un sport, c’est un bienfait social.

Créa les premières manifestations sportives : cyclisme, Paris-Brest et retour 1891, marche Paris Belfort 1892, marathon de Marly-le-Roi 1893, automobile, Paris-Rouen 1894, rallye de ballons au-dessus de la mer 1895.

Ce banc, situé au carrefour de la Croix-de Noailles, a été inauguré le 18 novembre 1923, par le Touring-Club de France, en présence d’une foule considérable de touristes qui le couvrirent de fleurs. C’est au cours de cette manifestation que fut décidée la création de la Fédération française des Sociétés de Cyclotourisme, qui vit le jour le 8 décembre suivant, et dont la présidence fut assurée par Gaston Clément.

Plaque Pierre Giffard, Maisons-Laffitte

(carte Michelin 55, pli 20).

Inscription :

Ici vécut de 1888 à 1922, Pierre Giffard, fondateur du journal "Le Vélo" et parrain de la Petite Reine.

Cette plaque commémorative, en marbre, est fixée à l’entrée de la villa "La Grotte", dans l’avenue du Château.

Plaque Abel Ballif, Tours. (carte Michelin 64, pli 15).

Inscription :

Dans cette maison, le 14 décembre 1845, est né Abel Ballif, premier président du "Touring-Club de France" 1894-1919.

Cette plaque a été inaugurée le 12 octobre 1947, par Henry Gasquet, prési dent Edmond Chaix, président d’honneur et Marcel Violette, fondateur ágé de 83 ans. Le rallye cyclo organisé à cette occasion groupa 180 participants devant la maison natale, 9, rue Chanoineau.

Monument Abel Ballif, le Trayas

(carte Michelin 84, pli 8).

Inscription :

A Abel Ballif, premier président du Touring-Club de France, le tourisme français reconnaissant, 1845-1934.

Ce monument, sculpté dans la falaise de la Corniche de l’Estérel, par Sartoris en 1939, est encadré de deux grandes figures en haut relief. Il surmonte quatre écussons représentant un cycliste, un yacht, un avion, une locomotive.

Plaque Abel Ballif, Théoule (carte Mi chelin 84, pli 6).

Inscription :

Abel Ballif 1845-1934, premier président du Touring Club de France, est mort dans cette maison le 3 décembre 1934.

Cette plaque, apposée sur la maison où il rendit le dernier soupir à la veille de sa 90 année (la villa St-Camille) a été inaugurée le 5 septembre 1948 par André Defert, vice-président : Haag, préfet : Ch. Dahon, maire et les délégués régionaux qui n’ont pas oublié l’œuvre qu’il accomplit sur les rivages méditerranéens.

Mémorial du C.T.C., à Harrogate

(carte Michelin 106, pli 16).

Inscription :

Le premier "Touring Club du monde a été formé ici, le 5 août 1878, lorsqu’un groupe de cyclistes fonda le "British Touring Club qui devint, en 1883, le "Cyclists’ Touring Club".

Ce monument érigé dans cette loca lité du Yorkshire, consacre que l’expression Touring est une invention typiquement britannique et plus spécialement cycliste. Le C.T.C. anglais est le seul à être resté essentiellement composé de cyclistes pratiquants.

Mémorial cycliste, Meriden

(carte Michelin 109, pli 20).

Tout comme Bruère-Alichamps est le centre de la France, Meriden est le centre géographique de l’Angleterre. Cette situation lui a valu d’être choisie pour l’érection d’un monument aux "Morts anglais du Cycle" et à la mémoire des cyclistes britanniques morts durant la première guerre mondiale 1914-1918.

Ce petit obélisque réunit chaque printemps, en un meeting monstre, parfois plus de quinze mille cyclistes.

Plaque Maurice Martin, Hossegor

(carte Michelin 78, pli 17).

Inscription :

Au délicat poète, chantre des Landes, parrain de la Côte d’Argent et précurseur du tourisme. Maurice Martin, 1861-1941, qui fut un grand ami de la bicyclette, tour à tour coureur, cyclo touriste, organisateur, journaliste, créateur de Bordeaux-Paris et membre du comité de l’U.V.F.

Hommage de la Fédération Française de Cyclisme, de son comité Guyenne et de ses sociétés landaises, 26 juillet 1953.

Cette plaque commémorative se trouve placée devant le Parc des Sports, face à l’avenue Maurice Martin, où il possédait une propriété.

Plaque Maurice Jérôme, la Ménitre.

(carte Michelin 64, pli 11).

Inscription :

1893-1947

A Maurice Jérôme,

animateur du cyclotourisme national et International président-fondateur de la C.I.C.(1936-1947) : secrétaire général (1926-1936), puis président de la F.F.S.C.(1936-1945) : vice-président de la F.F.C.T.(1943-1947) président d’honneur de la F.F.C.T.

La F.F.C.T., ses amis.

le monde Cyclotouriste.

Cette plaque, agrémentée d’un médaillon de bronze à son effigie, se trouve apposée sur la maison qu’il possédait sur les bords de la Loire en bordure de la N 152. Maurice Jérôme disparut tragiquement dans le grand fleuve, ainsi que sa fille Yvonne, le 13 septembre 1947. Au cours d’une cérémonie le 12 septembre 1948, le président de la F.F.C.T., Charles Antonin, fit don de cette œuvre (due au talent du graveur Samson), à la famille Jérôme, en présence de 250 cyclotouristes, représentant 23 sociétés, venus de toutes les régions de France.

Plaque Yvonne Thomas, la Ménítré

(carte Michelin 64, pli 11).

Inscription :

A sa fille, Yvonne Thomas, victime de son dévouement filial (1920-1947)

Cette plaque est placée au-dessous de la précédente. Tous les ans, en septembre, a lieu à la Ménitré, une "Journée du Souvenir Jérôme", au cours de laquelle se retrouvent les amis des disparus.

Banc fédéral Charles Bernard, gorges du Verdon

(carte Michelin 81, pli 17).

Ce banc, construit au pré d’Issanne, sur la falaise des Cavaliers, dominant de 700 m les gorges du Verdon, a été inauguré le 19 août 1931, pendant la "Semaine de Cyclotourisme" de la F.F. S.C., organisée par le "Cyclo-Touring-Club Varois", par Chauvin et Gros, maires d’Aiguines et d’Aups, et Charles Bernard. membre d’honneur fédéral, responsable de cette initiative, et qui en fit don à cette fédération.

Lorsque fut construite la "Corniche Sublime il fut démoli, la route passant sur son emplacement la plaque commémorative, déposée à l’Hôtel des Cavaliers, doit être fixée sur un rocher à proximité.

Souvenir Henri Cabrol, Aigrefeuille d’Aunis

(carte Michelin 71, pli 13).

Inscription :

Son œuvre subsiste, son souvenir se perpétue, notre amitié lui reste fidèle.

Secrétaire général de la F.F.S.C., décédé le 13 septembre 1937. Sur sa tombe, une dalle de granit, Maurice Jérôme, président fédéral, fit graver cette inscription en 1938.

Stèle André Bach, col d’Aubisque

(carte Michelin 85, pli 17).

Inscription :

André Bach (188-1945), officier de la Légion d’Honneur, grand mutilé, président du C.С.В. Mort en déportation. Pour perpétuer son souvenir en ce lieu qu’il aimait tant. Ses amis, les cyclotouristes du C.C.B. 1948

Ancien président des Cyclotouristes Béarnais, martyr de la Résistance.

Cette stèle, avec médaillon de bronze a été érigée par ses disciples et inaugurée le 26 juillet 1948 par Darracq, représentant du préfet, en présence de 250 cyclos ayant participé à la "grimpée sportive de l’Aubisque", de Mme Bach et de Charles Antonin, président fédéral.

Régina Gambier, Crécy-en-Ponthieu

Employée de la boulangerie de P. Chédeville. Première femme à accomplir une diagonale (Dunkerque-Hendaye) en 1931. Plaque posée en 2019, à l’occasion des 90 ans des Randonneurs picards.

Paul Chédeville, Crécy-en-Ponthieu

Boulanger, créateur de l’Union des Randonneurs Picards en 1929. Paul Chédeville disparaît en 1935 à 48 ans à la suite d’un accident au cours d’une randonnée. Plaque posée en 2019, à l’occasion des 90 ans des Randonneurs picards.

Plaques James Moore, Saint-Cloud

(carte Michelin 55, pli 20).

Inscription :

Le 13 mai 1868, dans le parc de Saint-Cloud, fut gagnée, par James Moore, la première course de vitesse de vélocipèdes, organisée en France.

Touring-Club de France.

Ces deux plaques (intérieure et extérieure), placées sur la grille de clôture du Parc, face à la Grande Cascade, rappellent que c’est dans la résidence impériale d’été du château (qui devait disparaître en 1871), que démarra la grande épopée du sport cycliste.

L’Anglais James Moore (qui fut le premier vainqueur sur piste), gagna également, le 7 novembre 1869, la première course sur route, Paris-Rouen.

Plaque Charles Terront, Versailles

(carte Michelin 60, pli 10).

Inscription :

Course de Paris-Brest-Paris, dernière halte du vainqueur, Charles Terront, le mercredi 9 septembre 1891, à 5 h 45 du matin, ayant alors accompli 1.170 km en 71 heures et 16 minutes, sans repos.

Cette plaque, apposée à la grille de Picardie, rappelle l’apotheose de Terront dans cette course ahurissante de Pierre Giffard, qu’il termina en 71 h 30 avec une machine de 21,500 kg. Son principal adversaire, Jiel-Laval, n’arriva que huit heures après lui, et le troisième, Coullibœuf, le lendemain matin.

Souvenirs fondation du Tour de France, Paris.

Inscription :

Ici, le 20 novembre 1902, fut décidé le premier Tour de France.

Cette inscription historique se trouve dans l’intérieur de la Brasserie le Madrid, 6, boulevard Montmartre (autrefois café Zimmer). Elle était le lieu de réunion de tous les journalistes sportifs du début du siècle. On remarque, à gauche, les quatre tables historiques avec leurs vieux journaux et documentation, recouvertes de glace, où se tenaient Henri Rochefort, et d’autres, ainsi que Géo Lefèvre, qui persuada Henri Desgrange, directeur de "l’Auto", Le créer le Tour de France Cycliste.

Un vélocipède Michaux et un vélo de course moderne sont suspendus aux murs, et donnent une ambiance agréa le à ces pieux souvenirs.

Plaque Tour de France, Montgeron

(S. et-0.) (carte Michelin 61, pli 1).

Inscription :

Ici, devant le "Révell-Matin", le 1 juillet 1903, fut donné le départ du premier Tour de France Cycliste, organisé par Henri Desgrange,

Célébration du Cinquantenaire

par "L’Equipe" et le "Parisien Libéré", sous le patronage de la Belle Jardinière, le 27 juin 1953.

Le départ du "Tour du Cinquantenaire a été donné devant cette plaque par Jacques Goddet, directeur de "l’Equipe", et Maurice Garin qui, en 1903, avait gagné ce premier Tour de France de 2.428 km en 94 h et 33 min.

A cette occasion les P.T.T. ont émis un timbre commémoratif brun-rouge, bleu clair et noir, de 12 francs, vendu du 27 juillet au 12 décembre. Tirage dentelé : 3.075.000 non dentelé : 750 : épreuve de luxe : 135.

Stèle René Pottier, Ballon d’Alsace

(carte Michelin 66, pli 8).

Inscription :

Dans le Tour de France, course annuelle de 5.000 kilomètres, organisée par "l’Auto", René Pottier (1879-1907) arriva premier en cet endroit, en 1905-1906, après avoir soutenu, dans l’escalade du Ballon d’Alsace, une vitesse moyenne de 20 km/h, et dépassé tous ses adversaires.

Cette stèle qui a remplacé une statue, rappelle un exploit réalisé au cours de l’étape Nancy-Dijon du 4 Tour de France en 1906. René Pottier fut le premier coureur du Tour qui reçut le titre de "Roi de la Montagne". Il gagna cinq étapes et ce Tour de 4.637 km avec 31 points. Effectuant 73 km en Lorraine occupée, pour la première fois, le Tour de France sortait de nos frontières.

Plaque Eugène Christophe, Ste-Marie-de-Campan

(carte Michelin 85, pli 19)

Inscription :

Ici. en 1913, Eugène Christophe, coureur cycliste français, premier du classement général du Tour de France, victime d’un accident de machine dans le Tourmalet, répara à la forge sa fourche de bicyclette. Quoique ayant parcouru de nombreux kilomètres à pied dans la montagne et perdu plusieurs heures, Eugène Christophe n’abandonna pas l’épreuve qu’il aurait dû gagner, fournissant ainsi un exemple de volonté sublime !

Don de la Fédération Française de Cyclisme, sous le patronage du journal "l’Equipe"

Cette plaque, relatant un accident matériel survenu en course à Eugène Christophe (Audax Cycliste, n° 10.000), a été inaugurée, le 3 juin 1951, par Achille Joinard, président fédéral, en présence de René Chesal (Audax n° 10.001), secrétaire général, ainsi que des conseils régionaux et d’Eugène Christophe lui-même, lequel fit revivre pour tous, ces moments mémorables de sa carrière sportive. Ce sympathique coureur est le premier à avoir porté le "Maillot Jaune du Tour, à sa création, le 19 juillet 1919, à Grenoble.

Plaque Pierre Labric, Paris.

Inscription :

Syndicat d’Initiative de Montmartre et du Vieux-Montmartre

Le 8 octobre 1922, cet escalier a été descendu à bicyclette par Pierre Labric, en présence de Charles Terront et de Jules Depaquit.

Charles Terront est le recordman à bicyclette de Saint-Pétersbourg (Léningrad)-Paris qu’il effectua en octobre 1893 en 14 jours et 7 heures. Jules Depaquit est le fondateur de la Commune Libre de Montmartre, dont le siège est place du Tertre.

Cette plaque se trouve située en haut des 220 marches des escaliers de la rue Foyatier, contre la station du funiculaire de Montmartre.

Plaque Pierre Labric, Paris.

Inscription :

Union Vélocipédique de France

Le 2 juin 1923, cet escalier de 347 marches a été descendu à bicyclette par Pierre Labric.

Cette plaque commémorative se trouve située au premier étage de la Tour Eiffel, à la descente de l’escalier Ouest.

Pierre Labric, maire de la Commune Libre de Montmartre », descendit également les 110 marches de l’escalier de la gare Saint-Charles à Marseille.

Plaque Pierre Leguen, Conflans-Sainte-Honorine

(carte Michelin 55, pli 20).

Inscription :

Ici est né Pierre Leguen (F.F.C.), fusillé par les Allemands, au Mont Valérien, le 19 août 1944, à l’âge de 18 ans.
Plaque du souvenir apposée à Chennevières, près de Conflans-Ste-Honorine, sur la façade du siège de la Section cycliste, F. F. C., de l’Union Sportive Conflannaise.

Plaque Henry Marseille, Mont-Ventoux

(carte Michelin 81, pli 3).

Inscription :

A la mémoire d’Henry Marseille, créateur du premier circuit cycliste du Ventoux, août 1935.

Une nouvelle plaque à l’inscription modifiée a été inaugurée récemment :

La Ville d’Orange et l’Avenir Cycliste Orangeois à la mémoire d’Henry Marseille, créateur du circuit du Ventoux cycliste, août 1935.

Monument Henri Desgrange, col du Galibier

(carte Michelin 77, pli 7).

Inscription :

A la gloire de Henri Desgrange,

1865-1940 ancien directeur du journal l’"Auto", créateur du Tour de France cycliste.

Ce monument a été inauguré en juillet 1949, au cours du 36 Tour et pendant l’étape Briançon-Aoste, gagnée par Fausto Coppi. Il fut érigé par souscription nationale et se trouve à l’emplacement exact où H. Desgrange se plaçait pour pointer le passage des coureurs.

Henri Desgrange fut également le créateur des Audax Cyclistes Francais en 1904, à l’image des Audax Italiens qui existaient déjà depuis six ans. Il créa ensuite les différents autres brevets d’Audax marcheurs, nageurs et rameurs. S’il comprit la bicyclette d’une manière différente de celle de Paul de Vivie, il reste néanmoins le vulgarisateur de ces brevets malheureusement trop peu connus de la masse des Français et qui sont pratiqués par une élite pour les bienfaits de la bicyclette qu’ils procurent au corps et à l’esprit ; pour en tirer une source de joie, et non d’argent.

Monument Stan Ockers, les Forges (Belgique)

(carte Michelin 31, pli 16).

Ce monument élevé à la mémoire du champion cycliste belge Stan Ockers, ex-champion du monde, se trouve situé sur la route nº 32 à 17 km au sud-ouest de Liège, sur le parcours de la doyenne des courses cyclistes belges : Liège-Bastogne-Liège, créée en 1890 et qu’il avait gagnée en 1955.

Au cours de sa carrière professionnelle, Ockers avait participé à la totalité des classiques de son pays. Il est décédé, le 1 octobre 1956, des suites d’une chute au Sportpaleis d’Anvers.

Huit stèles ou plaques commémoratives en l’honneur de Fausto Coppi en Italle.

Tout le monde se souvient dans quelles circonstances, le monde cycliste perdit l’un de ses champions les plus estimés. Décédé tragiquement, le 2 janvier 1960, au retour d’un voyage en Afrique, nos amis italiens, qui le vénéraient, lui ont élevé, un peu partout dans la péninsule, différents monuments dont voici la nomenclature : Stade Olympique de Rome.

Chapelle Notre-Dame de Ghisallo (province de Come).

Route des Dolomites, intersection des routes des cols du Pordoi et Sella.

Stade Municipal de Brescia.

Stade de Modène.

A l’Abétone (province de Pistoia).

Col de la Bocchetta (colline genoise au-delà de Pontedecimo).

Col de l’Agerola (au-dessus de Castellammare di Stabia province de Naples.

Monument Fausto Coppi, Notre-Dame du Ghisallo (carte Michelin 26. pli 9).

La cérémonie d’inauguration de ce monument a eu lieu en novembre 1960 et fut présidée par le ministre des Sports, M. Bertinelli, qui prononça un remarquable discours exaltant la noble figure du grand champion disparu.

Étaient présents également Adriano Rondoni, président de l’U.C.I. et de I’U.V.I., ainsi que les membres du Comité régional, organisateurs du "Tour de Lombardie".

Le buste en bronze du Campionissimo est l’œuvre du talentueux sculpteur sportif, l’architecte Paolo Todes-chini.

Fausto repose dans village natal, Castellania, sur les collines do minant Tortona, il est décédé à l’hôpital de cette localité.

Mémorial Fausto Coppi, col de l’Izoard (carte Michelin 77, pli 18). Inscription :

A la mémoire de Fausto Coppi, 1919-1960,

les lecteurs de "l’Equipe".

Cette stèle est constituée par une plaque de marbre de 70x60, au centre de laquelle se trouve un médaillon de bronze dû au talent de son ami le sculpteur. Luciano Munguzzi.

Elle fut élevée dans la Casse Déserte, sur les lieux mêmes de ses brillants exploits, grâce à une souscription des lecteurs de "l’Equipe" et inaugurée au cours de l’étape Antibes Briançon du 49 Tour de France, en 1962, par Jacques Goddet, directeur de "’Equipe : Meline, président du Souvenir Coppi Louison Bobet et de la famille du grand champion disparu.

Monument des frères Pélissier, Paris.

Inscription :

Henri Francis Charles Pélissier

Ce bas-relief en bronze comportant trois médaillons à l’effigie des frères Pélissier qui illustrèrent toute une époque du cyclisme, est l’œuvre de René Collamarini, Professeur à l’Ecole des Beaux-Arts.

Édifié à la porte d’entrée de Bordeaux-Paris au Vélodrome du Parc des Princes, il a été inauguré à l’arrivée de la 61’ édition de cette course, le 27 mai 1962, par toutes les personnalités du cyclisme français et étranger, en présence de Nicole Pélissier. petite-fille d’Henri, et du Hollandais De Roo, vainqueur de l’épreuve.

Le 14 juin, ce monument a été posé à son emplacement définitif dans ns la Cour d’Honneur du Parc des Princes.

Parmi tant de courses que ces trois frères marquèrent de leur empreinte, Bordeaux-Paris est celle qu’ils ont la plus aimée, car, si elle était la plus dure, elle était aussi la plus glorieuse. Henri la gagna en 1919, Francis en 1922 et 1924.

Après le cyclotourisme et le sport, nous allons maintenant passer en revue les différentes chapelles et leur rendre l’hommage qui leur est dû.

Basilique de Sainte-Anne-d’Auray

(carte Michelin 63, pli 2).

Au cours du Tour de France 1947, le coureur Jean Robic gagnait les étapes : Luxembourg-Strasbourg. Lyon Grenoble et Luchon-Pau. Au cours de la dernière étape, en attaquant avec à-propos dans la côte de Bon-Secours, à la sortie de Rouen, à 140 km de Paris, Jean Robic s’empara du maillot jaune et gagna ce Tour de France en 148 heures 11 minutes.

Il a remis en ex-voto, son maillot jaune de vainqueur à cette Basilique.

Notre-Dame du Tour de France, Lourdes

(carte Michelin 85, pli 18).

Pendant le Tour de France 1948, au départ de l’étape de Lourdes, les coureurs furent rassemblés et bénis devant la grotte de Massabielle, par S.E. Mon-seigneur Theas, évêque de Tarbes et Lourdes, qui déclara que cet hommage conférait à Marie un titre nouveau et invoqua désormais Notre Dame du Tour de France.

Le cyclisme apparaissait pour la première fois dans son domaine. Les coureurs partirent ensuite pour une étape qui compte parmi les plus dures, en effectuant l’ascension des cols du Tourmalet et d’Aspin.

Chapelle Notre-Dame des cyclistes ita Hens, Ghisallo

(carte Michelin 26. pli 9).

En octobre 1948, le jour du 42 Tour de Lombardie, gagné par Fausto Coppi. Don Vigano, curé de Magreglio se trouvait au sommet du col de Ghisallo au passage de la course. Quelques coureurs ayant fait un signe de croix à la vue de la petite chapelle de la
Madonna en bordure de la route, l’idée vint aussitôt à ce prêtre sportif d’en faire le lieu de pèlerinage des cyclistes Italiens.

Le pape Pie XII le reçut en audience et approuva chaudement son initiative. La décision de la congrégation des Rites proclamant N-D de Ghisallo, protectrice des cyclistes a été rendue dans l’été 1949, au cours duquel une foule de cyclistes accompagna la lampe votive allumée et bénie à Castelgan-dolfo par le Saint Père. Cette flamme depuis lors, brûle jour et nuit devant l’antique tableau de la Vierge en hommage pieux des cyclistes et à la mémoire de leurs camarades décédés. De précieux souvenirs de champions sont fixés au mur de cette chapelle située dans un site enchanteur.

Marcel Rohrbach a battu, en 1958, le record de l’ascension de la Madonna del Ghisallo en 22 minutes 57 secondes.

Chapelle Notre-Dame des Cyclistes Francais, à Géou

(carte Michelin 79). pli 12).

L’idée de la création de cette cha-pelle revient à l’abbé Massié, curé de Créon d’Armagnac et aumõnier des cvclos francais, qui, au cours d’un vovage à bicvclette à Rome, rendit visite à la chapelle de Ghisallo.

Le 22 août 1958, il célébrait la messe pour des jeunes gens, dont le camp était à proximité de cette petite église de Géou, dont la petite cité, fondée en 1104 sur l’emplacement d’une villa gallo-romaine, lui était encore incon-nue. Charmé par la beauté rustique du site, ce prêtre, ardent cvclotouriste, pensa aussitôt à imiter Don Vigano et faire de cette chapelle le Sanctuaire National des cyclistes français.

Les cérémonies de consécration solonnelle ont eu lieu le 18 mai 1959 : elles ont été présidées par Monseigneur Mathieu, évêque d’Aire et de Dax, qui prononça un sermon exaltant le cyclo-tourisme. La messe fut célébrée par Monseigneur Viscaro, délégué de Mon-seigneur Théas, évêque de Lourdes. en présence de plusieurs centaines de cyclistes français et étrangers.

Le 28 janvier 1960, André Darrigade est venu porter, en ex-voto à la chapelle ses maillots arc-en-ciel de champion du Monde et vert du Tour de France.

Le 30 avril 1961, des coureurs et cvclos français ont été à la Madonna del Ghisallo allumer la flamme née par Bartali et Coppi, le Flambeau de l’Amitié et l’ont transporté à bicyclette, au cours d’une randonnée de 2.500 km à travers le nord de l’Italie et le sud de la France, jusqu’à la chapelle de Geou où il fut reçu le 21 mai par une foule sportive venue de toutes les régions de notre pays et de l’étranger

Vierge de Géou

(carte Michelin 79, pli 12).

Inscription :

Notre-Dame des Cyclistes, Marie, Reine du Monde,

protège la Terre parcourue en tous sens

par les Cyclistes, amoureux de la belle nature du Seigneur.

Cette statue de la Vierge se trouve dans le même site que la chapelle. Elle a été bénie par Monseigneur Mathieu. C’est un don des cyclistes de Pau, exécuté par une artiste paloise : Mme Brun de la Serve.

Chapelle Notre-Dame des Cyclistes Espagnols de la Asuncio de Dorleta, Salinas de Lenitz

(carte Michelin 42, pli 4).

C’est grâce à l’initiative et au dévoue-ment de quelques cyclos espagnols dont Olazagoïtia, de Vitoria, et Serrano, de Bilbao, qui se trouvaient à Labastide d’Armagnac, le 18 mai 1959, que la chapelle Notre-Dame de Dorleta devint le Sanctuaire National des cyclistes espagnols.

Le 26 août 1960 le petit village espagnol de Salinas de Lenitz, situé dans la haute vallée du Deva, province d’Alava, était en fête sa Vierge était intronisée au titre de Patronne des Cyclistes de la péninsule ibérique.

Avant le défilé des cyclistes, la messe fut dite par l’abbé Joseph Massié et un remarquable sermon fut prononcé par le Père Alejandro Ortega. Le président de la Fédération Espagnole de Cyclisme prononça un émouvant discours à l’accent profondément chrétien.

Le 21 mai 1961, les cyclistes espagnols, allumèrent leur Flambeau à Labastide d’Armagnac et le transportèrent à bicyclette dans cette chapelle, située au cœur des pittoresques montagnes des pays basques, où il arriva le 24 mai.

Vierge de Dorleta

(carte Michelin 42, pli 4).

Inscription :

Marie, Reine du Monde, protège la Terre parcourue en toutes les directions, par les cyclistes amoureux de la belle nature.

Priez le Seigneur.

Située dans un magnifique paysage de montagnes sur la route de Mondragon à Vitoria, elle rappelle que ce lieu est le Sanctuaire national des cyclistes espagnols. Venant du sud, on atteint ce site, 2 km après le col d’Arlaban (sentier de piétons descendant à la chapelle en 20 minutes. environ).

Chapelle Notre-Dame de Haurt des Cyclistes Belges, à Bure (carte Michelin 4, pli 6).

Les Plus de 50 de Bruxelles, sur une suggestion de Gustave Watteyne, ont jeté leur dévolu, pour N-D des Cyclistes de Belgique, sur la Vierge de N-D de Haurt, à Bure près de Grupont, sur la ligne Namur-Arlon-Luxembourg à une dizaine de kilomètres de Jemelle, dans une région très pittoresque. Actuellement des démarches sont entreprises par nos amis belges pour réaliser. chez eux, ce qui a déjà été fait en Italie, en France et en Espagne.

Souvenirs des Cyclistes Martyrs, à Oradour-sur-Glane

(carte Michelin 72. pli 6).

Village martyr dont le nom restera dans l’Histoire, comme le symbole de la barbarie moderne Des restes calcinés de tandems et bicyclettes témoignent de la prospérité du cyclisme, avant guerre, en cette localité (voir le "Cycliste" de septembre octobre 1960).

Cyclistes français et allemands, n’ayez pas la mémoire courte, ayez le courage de faire ce pèlerinage. Vous comprendrez là, ce que la pègre d’un peuple sain d’esprit est capable de faire lorsqu’elle est déchaînée !

Le général, qui commandait cette horde S.S. et donna l’ordre de cet inconcevable massacre, fut fait prisonnier et tué à Besançon, en 1945, par une sentinelle, au cours d’une tentative d’évasion.

N’oubliez pas !

Karl Baedeker avec une Draisienne, A. de Baroncelli avec un bicycle Michaux et plus tard un grand-bi, A. Joanne et Charles Dollin à bicyclette, ce dernier avec un fil à plomb attaché à sa selle pour vérifier le pourcentage des routes de montagne ont parcouru les routes de France et d’Europe. Ce sont les précurseurs de nos guides actuels. C’est en feuilletant ces guides anciens que l’idée m’est venue de prendre ces notes, comme eux. Je les confie à notre revue en souhaitant que tous ses lecteurs aient une pensée pour chacun de ces monuments du Souvenir Cycliste et les comprennent dans leurs itinéraires futurs.

Le "nez dans le cintre" est une chose, la pratique instructive de la bicyclette en est une autre. Ne pratiquons pas un cyclotourisme égoïste ; pensons à ceux qui, avant nous, ont pédalé et bénéficié des joies inégalables de la vélocipédie.

Le signataire ne prétend pas présenter ainsi une liste définitive et serait heureux, en conséquence, de compléter cette intéressante nomenclature avec la collaboration de ses camarades.

Et pour terminer, une pensée reconnaissante à notre humble bicyclette, restons-lui fidèle, toujours, elle le mérite bien. Si, à l’heure actuelle, malgré la motorisation qui sait ? peut-être justement à cause d’elle... la bicyclette n’existait pas, il faudrait que quelqu’un l’invente. Alors, puisque nous avons la chance de la posséder, bien au point après environ un siècle de perfectionnements, sachons en tirer toutes les joies. tous les bénéfices, tous les avantages.

Ernest LEMAL.

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