George Bottini (1874-1907) est une fulgurance artistique de Montmartre. De famille modeste, il apprend beaucoup de la contemplation des galeries du Louvre. Il se forme à l’atelier libre de Cormon. Il partage un atelier avec Fabien Launay et une chambre avec Gaston Pawlowski. Celui-ci est un invétéré cycliste et publie dans La Bicyclette et Paris-Vélo. Peut-être par son biais, Bottini aussi. Il illustre des couvertures de La Bicyclette. Il est très présent dans l’Almanach de Paris-Vélo de 1896, aux côtés de Caran d’Ache, Léandre, O’Galop, Albert Guillaume. Bottini va peindre les bars bals cabarets et maisons closes de Montmartre. C’est le titre d’une exposition en 1899 qui lui apporte un début de reconnaissance sans le sortir pour autant de la misère, qu’il vit en dandy. Il vendait ses toiles de 10 à 20 francs. Il travaille avec Louis Anquetin, qui avait été proche à l’atelier Cormon de Van Gogh et Toulouse-Lautrec. Une violente crise de folie le fait interner à Villejuif, où il décède.




















