Depuis quelques mois, on recommence à entendre parler de fourches élastiques pour la bicyclette. C’est à la moto que nous devons ce regain d’actualité d’une question qui, comme le serpent de mer, réapparait tous les cinq ou six ans dans la presse cycliste.
Les cadres et fourches à ressort eurent quelque raison d’être au temps des caoutchoucs pleins et creux qui secouaient tellement leur homme sur les pavés et les routes raboteuses dès qu’on voulait aller un peu vite, qu’il fallait, coûte que coûte, trouver un moyen d’échapper à ce supplice.
Mais dès l’avènement du pneumatique qui, à ses débuts, fut de très gros calibre, on relégua au musée des antiques toutes les fourches et tous les cadres dits antivibrateurs dont le moindre défaut était le manque de rigidité latérale.
Avec les pneus-crayons dont la souplesse sur route n’est guère plus grande que celle des pneus d’autre-fois tant on est forcé de les tenir durs, les trépidations redeviennent funestes aux hommes et aux machines et la question des antivibrateurs revient sur l’eau. Un journal technique de la région « L’Industrie des cycles » publie sur ce sujet une étude très complète que nous reproduisons ci-après et aux conclusions de laquelle nous nous associons pleinement. Le meilleur des antivibrateurs est un pneumatique souple et léger de 50 millimètres. Tout au plus, à titré transitoire, accepterions-nous la tige de selle a ressort sur les bicyclettes à pneus de faible calibre.
VÉLOCIO.

