CYCLO-CAMPING
La remorque extra-légère « La Cyclette M. B. »
La remorque vélo en matière de camping est de plus en plus employée. Cette année verra grossir ses adeptes en nombre appréciable.
Je n’ai pas l’intention de discuter sur les avantages et les inconvénients de la monoroue opposée à deux roues. Ayant assisté aux discussions qui mettaient aux prises partisans et adversaires du changement de vitesse, je ne peux manquer toutefois de faire un rapprochement entre les polémiques de cette époque et celles qui divisent les partisans de ces deux systemes
Voici donc, avec une sécheresse de statistique, les caractéristiques et les résultats obtenus avec la Cyclette M. B., puisque c’est ainsi qu’elle se nommera. Le châssis avec garde-boue. 1 Κ. 700
Les roues sans pneu 0 K. 700 X 2
1 Κ. 400
Les pneus et chambres, le jeu 0 K. 750
1 Κ. 500
Total
4 Κ. 600
Voilà des chiffres déjà éloquents par eux-mêmes.
1 Le poids, problème de base. Tous les usagers du cycle et du tandem font tous les efforts en leur pouvoir pour remorquer le moins possible de poids inutile en côte principalement, à plus forte raion en montagne, la légèreté est un atout sérieux Donc, très certainement, tout le monde est d’accord pour construire léger.
2 Le métal choisi en fonction du poids et de la résistance demandés : Indiscutablement, le métal léger. Ici, le duralumin pur n’a pas été employé, parce qu’il n’est pas assez malléable sans recuit pour la construction envisagée. C’est un de ses dérivés moins aciéré mais plus ductile qui a été choisi et dont l’inaltérabilité est égale.
3 La construction du châssis en fonction du métal. Des soudures ont été faites, des assemblages par raccords également, ceci pour permettre un polissage plus facile des différents éléments et surtout opinion toute personnelle du constructeur pour éviter le travail de recuit dû aux soudures aux endroits susceptibles de fléchir le cintrage, lui, en crouissant davantage ce métal, n’a pu qu’ajouter en bien à ses qualités naturelles.
4 La construction des roues en fonction du métal. Faire une roue très solide, puisqu’elle est destinée également aux chariots de canots, et très légère : 700 grammes sans pneu, mais avec son axe monté. Le moyeu est en aluminium fondu. Les joues, d’un profil spécial, ajourées, nervurées, le bord extérieur roulé et moleté pour accrocher définitivement la jante. La jante, bande plate soudée pour former un cercle, puis repoussée en forme et sertie sur les deux joues. Le tout suffisamment rigide pour recevoir par roue une pression verticale de 130 kilogs sur la jante aux essais.
Les pneus actuels sont des juvéniles Dunlop de 350 x 55 à grosses côtes et pesant (chambre et pneu) le jeu, 750 grammes.
5° L’attache partie fer et partie cuir. Les usagers se plaignent que l’attache passe tantôt à gauche, tantôt à droite de la tige de selle, soit au moment du freinage, soit dans d’autres cas. Ceci ne se produira plus. L’attache étant ici en forme de V, suffisamment large pour recevoir la tige de selle et une épaisseur de cuir. La courroie est conçue de façon à passer, une partie sous l’attache, une partie dessus, dans celle-ci la tige de selle vient se placer et la courroie bien serrée autour d’elle ne lui permet que les mouvements de rotation et d’oscillation indispensables.
6º L’aspect général. La forme, moderne, rappelant les coupes aéro-dynamiques, le polissage inaltérable du métal, les garde-boue en celluloid transparent (demi-ballon, poids la paire : 120 grammes), les roues avec leur ajourage et leurs nervures, tout cela doit autoriser à penser que cette remorque est plaisante.
7º Les essais. A l’arrêt, brancard attaché comme en service, charge : 120 kilog.
En marche à vide, derrière une voiture, sans écarts sur les côtés, ni de ressauts autres que ceux provoqués par les trous de la route, celle-ci choisie assez bonne, écarts et ressauts maximum : 6 à 8 centimètres. Vitesse 75 kilomètres heure pendant 3 à 5 kilomètres, plusieurs fois répétés.
En marche, chargé : 40 kilogrammes de charbon, aucun ressaut, ni écart, virage au maximum de la voiture (ceci répond avec éloquence aux critiques faites au sujet du départ dans les virages, constaté pour certaines bi-roues. Ce qui prouve qu’il ne faut pas condamner un système sur un ou plusieurs essais de types défectueux). Vitesse : 85 kilomètres heure pendant 2 à 3 kilomètres, plusieurs fois répétés. Freimage chargé, plusieurs essais, aucune réaction anormale vers l’avant, brancard très satisfaisant.
8° La création de cette remorque que le constructeur a voulu sans reproche, lui a donné assez de travail et de soucis pour l’autoriser à croire qu’il fallait en protéger le mieux possible la fabrication. Aussi, brevets et dépôts de modèles sont-ils pris en conséquence
A. R.
N. D. L. R. A titre de diffusion, le constructeur de la Cyclette M. B. consentira des conditions spéciales aux cent premiers de nos abonnés qui se rendront acquéreurs sa machine. Nous consulter à ce sujet.


