Troisième jour (1889)

dimanche 17 décembre 2017, par velovi

Par Maurice Martin, dans Le Véloce-Sport, De Bordeaux à Paris en Tricycle III, 10 Octobre 1889, Source gallica.bnf.fr / BnF

De plus en plus belle, la route sollicite amicalement nos pédales et nous filons, nous filons encore pour commencer celle troisième journée de voyage si chère au cycliste qui peut en consacrer rarement plus de deux consécutives au véloce. Le charme inhérent au troisième jour de route dans le grand tourisme, c’est précisément ce commencement de l’inconnu, cette sortie définitive du périmètre habituel des excursions hebdomadaires, cette satisfaction intime et profonde, mêlée d’un certain étonnement, que l’on ressent en se voyant transporté déjà si loin, rien que par ses seules forces ; c’est en un mot le voyage proprement dit qui commence, et avec lui les mille incidents, les tableaux changeants de la grande route que la diligence du bon vieux temps laissaient quelquefois admirer... lorsqu’elle ne vous meurtrissait pas les os, que le chemin de fer prosaïque détruit, et dont peut seul jouir maintenant le vélocipédiste

( Outre ces articles parus dans le véloce sport, ce voyage de Bordeaux à Paris est paru sous forme de livre en 1890 édité par le Véloce sport, ré-édité par Les artisans voyageurs en 2013, "1889 Voyage de Bordeaux à Paris par trois vélocipédistes")


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