Caducêtres ou Jambes étrières brevetées s. g. d. g. pour vélocipèdes (1868)

lundi 8 avril 2019, par velovi

Par Alfred Berruyer, extrait de Caducêtres ou Jambes étrières brevetées s. g. d. g. pour vélocipèdes, 1868, Source gallica.bnf.fr / BnF

La tête c’est la lanterne ou le porte-manteau , les bras et mains sont les manettes et leurs supports, le corps c’est le pivot avec la douille ; la jambe antérieure c’est la fourche antérieure avec son pied rotatif ou grande roue ; la jambe postérieure c’est la fourche postérieure avec son pied rotatif ou petite roue ; la queue à double pointe c’est le grand ressort terminé par les deux petits ressorts, le caducêtre c’est la jambe-étrière latérale mobile qui forme un trépied avec les deux autres jambes ou roues pour le repos.

Tel est tout le système du véloce-bicycle. Maintenant il y aurait à faire connaître la manière de s’en servir, son usage et son avenir ; mais ce sont les sujets qui seront traités dans le manuel du véloceman.

Il est cependant nécessaire, avant de terminer cette description, de dire que le caducêtre ou jambe-étrière est destiné à tenir le véloce en équilibre dans la stature droite, pour permettre au véloceman de monter tranquillement le véloce, de s’arrêter sans secousse, de stationner, de descendre à son aise et d’abandonner sa monture sur la voie en la laissant droite au repos.

Ce sont là pour les vélocipèdes, tout autant d’avantages incontestables, dont un seul suffirait pour faire rechercher les jambes-étrières.

Dorénavant le véloce portant bâton ou caducètre ou jambe-étrière, ce qui est tout un, pourra être reçu dans les lieux dont il a été banni, puisqu’il pourra défier tous les quadrupèdes et bipèdes en promenade, dans tous leurs mouvements de locomotion progressive.

Il est à présumer que maintenant le véloce pourra être monté par toutes les personnes qui auront à parcourir rapidement des kilomètres sur les grandes routes, avec ou sans bagages, ou à se promener pour leur agrément et leur santé. Un bagage raisonnable placé à la tête du véloce, dans deux courroies attachées aux manettes, leste le véloce et facilite l’équilibre en marche, sans le rompre au repos.


Voir en ligne : Gallica