<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>V&#233;lotextes</title>
	<link>http://velotextes.fr/</link>
	<description>Lire celles et ceux qui ont fait du v&#233;lo un bienfait social, moyen de d&#233;placement et de tourisme&#160;: Paul de Vivie dit V&#233;locio, Capitaine Perrache dit l'homme de la montagne, Carlo Bourlet...
Histoire du v&#233;lo
Site de Laurent Vigniel</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://velotextes.fr/spip.php?id_mot=23&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>V&#233;lotextes</title>
		<url>http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L144xH126/1000080154-53246-7fc51.jpg?1788904391</url>
		<link>http://velotextes.fr/</link>
		<height>126</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Policyclette V&#233;locio</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article1136</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article1136</guid>
		<dc:date>2026-07-28T15:30:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;1901-1914 P&#233;riode &#201;cole st&#233;phanoise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2490 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20260728_144706078_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH311/pxl_20260728_144706078_2-532d6.jpg?1788114343' width='500' height='311' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_2491 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20260728_144818940_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH1249/pxl_20260728_144818940_2-95cc2.jpg?1788114343' width='500' height='1249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_2492 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20260728_144836120_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH579/pxl_20260728_144836120_2-a5cbf.jpg?1788114343' width='500' height='579' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le doigt d'acier (F&#233;vrier 1912)</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article1135</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article1135</guid>
		<dc:date>2026-07-28T08:25:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>Acier</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce petit rien si important dont j'ai parl&#233; incidemment en r&#233;pondant, le mois dernier, &#224; M.&#160;D..., &#224; Paris, semble avoir int&#233;ress&#233; beaucoup de lecteurs qui me demandent un peu plus de d&#233;tails &#224; son sujet. En voici&#160;: Il s'agit d'une roulette &#224; billes que, pour obvier aux incessants d&#233;rapages de la cha&#238;ne de mon Whippet, raidie par la boue et par la pluie, j'ai eu l'id&#233;e de placer &#224; l'entr&#233;e m&#234;me de la chaine sur le pignon. Pour ce faire, j'ai suspendu &#224; l'axe du moyeu une languette d'acier &#224;&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;1901-1914 P&#233;riode &#201;cole st&#233;phanoise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Acier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce petit rien si important dont j'ai parl&#233; incidemment en r&#233;pondant, le mois dernier, &#224; M.&#160;D..., &#224; Paris, semble avoir int&#233;ress&#233; beaucoup de lecteurs qui me demandent un peu plus de d&#233;tails &#224; son sujet. En voici&#160;: Il s'agit d'une roulette &#224; billes que, pour obvier aux incessants d&#233;rapages de la cha&#238;ne de mon Whippet, raidie par la boue et par la pluie, j'ai eu l'id&#233;e de placer &#224; l'entr&#233;e m&#234;me de la chaine sur le pignon. Pour ce faire, j'ai suspendu &#224; l'axe du moyeu une languette d'acier &#224; rainure et j'ai fix&#233; dans cette rainure, comme on fixait autrefois la p&#233;dale dans une manivelle &#224; coulisse, un axe sur lequel tourn&#233; follement, sur deux rangs de billes, une minuscule roulette en acier de 18 millim&#232;tres de diam&#232;tre. La chaine passe sur cette roulette et ne la quitte que pour &#234;tre happ&#233;e par les dents du pignon elle ne peut ainsi s'&#233;carter, ni &#224; droite, ni &#224; gauche, et si par hasard elle a des maillons enkylos&#233;s, raidis, repli&#233;s sur eux-m&#234;mes, il faut, bon gr&#233; mal gr&#233;, lamin&#233;s comme ils le sont entre la roulette et le pignon, qu'ils s'allongent et s'assouplissent. Depuis lors, plus de ces manques de cha&#238;nes, si d&#233;sagr&#233;ables, et que tous les whippetistes connaissent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ce r&#233;sultat, j'allai plus loin, et je supprimai tout galet ou poulie de tension, laissant le brin inf&#233;rieur de la cha&#238;ne flotter &#224; son gr&#233;, au besoin jusqu'&#224; terre. Et la chaine continue &#224; ne plus d&#233;raper. Je roule encore, dans ces conditions, sur mon Whippet A, &#224; 4 vitesses &#233;chelonn&#233;es entre 7.20 et 2,80. Mais sur les pav&#233;s ou sur les routes tr&#232;s tr&#233;pidantes j'ai &#233;prouv&#233; un autre d&#233;sagr&#233;ment. Ma manivelle a parfois ramass&#233; ce brin de cha&#238;ne vagabondant de gauche &#224; droite, d'o&#249; arr&#234;t des p&#233;dales. Il faudra donc que je fixe au tube de cha&#238;ne une tige mince qui emp&#234;che celle-ci de s'approcher de trop pr&#232;s de la manivelle, qui canalise, en quelque sorte, ce brin cascadeur. Mais d'ores et d&#233;ja le doigt d'acier primitif c'est-&#224;-dire sans billes et plac&#233; alors non plus sous le pignon mais derri&#232;re, dans le prolongement du tube de cha&#238;ne, afin que celle-ci ne repose jamais sur lui, ce doigt d'acier me sert &#224; mettre &#224; la raison, sur mes polycha&#238;nes, une chaine trop d&#233;tendue et je pr&#233;vois pour lui un brillant avenir, alors m&#234;me que, dans le Whip-pet A, il ne permettrait pas de supprimer radicalement le ressort de tension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me alors, ce ressort de tension dont le r&#244;le serait, non plus de tendre la chaine, mais seulement de la tenir enroul&#233;e autour des pignons charg&#233;s de guider le brin inf&#233;rieur, ce ressort pourrait, devrait &#234;tre tr&#232;s faible. Avant de le supprimer enti&#232;rement, je l'avais r&#233;duit &#224; un simple fil de caoutchouc de cinquante centim&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si pourtant l'on se contente, comme les randonneurs, de trois vitesses pas tr&#232;s distantes, par exemple, de 3,50, 5 m&#232;tres et 6,50, le brin inf&#233;rieur de la cha&#238;ne d'un Whippet A n'est pas tellement l&#226;che qu'il risque d'&#234;tre happ&#233; par la manivelle et tout ressort est superflu, si j'en juge par mon exp&#233;rience, qui s'&#233;tend d&#233;j&#224; sur quelques centaines de kilom&#232;tres. Je n'ai souffert de l'inconv&#233;nient signal&#233; plus haut, que lorsque je roule sur d&#233;veloppement de 2,80, alors que le grand sur lequel la cha&#238;ne est normalement tendue est de 7 20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute aussi cet accrochage de la chaine par la manivelle ne se produirait-il pas si mes 4 roues dent&#233;es &#233;taient dispos&#233;es comme elles le sont d'habitude, c'est-&#224;-dire la plus grande &#224; l'ext&#233;rieur pr&#233;s de la manivelle, et la plus petite &#224; l'int&#233;rieur&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; tandis que dans mon &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;W. A.&lt;/span&gt; c'est la plus petite roue dent&#233;e, donc celle sur laquelle la cha&#238;ne est la plus d&#233;tendue, qui se trouve &#224; l'ext&#233;rieur pr&#232;s de la manivelle, dispositif que j'ai choisi parce que je suis plus adroit de la main droite pour d&#233;placer ma chaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre avantage du doigt d'acier est de permettre l'adaptation du Whippet sur un moyen &#224; roue libre et frein &#224; contren&#233;dale. Mais quand on contrep&#233;dale, m&#234;me quand on fait roue libre, le brin sup&#233;rieur de la cha&#238;ne risque de s'insinuer entre le tube de cha&#238;ne el les rayons ou le pneu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est un danger auquel j'ai rem&#233;di&#233; en disposant le long dudit tube deux V dans les bras desquels la cha&#238;ne vient se d&#233;tendre et se loger, en altendant qu'en rep&#233;dalant &#224; nouveau on la retende, sans &#224;-coup, bien entendu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En op&#233;rant ainsi, j'ai pu me servir du frein d'un moveu &#224; contrep&#233;dale sur les 2&#186; 3&#186; et 4&#176; vitesses&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; sur la premi&#232;re, je n'y ai pas toujours r&#233;ussi &#224; cause de la trop grande longueur de cha&#238;ne qu'il fallait avaler &#224; r&#233;tro avant d'attaquer le frein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est d&#233;j&#224; bien joli d'avoir ce frein si commode et qui, jusqu'ici, a &#233;t&#233; pour les whippettistes, le fruit d&#233;fendu, sur 3 vitesses&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ne pourait-on que sur la 4 vitesse, o&#249; la chaine est normalement tendue et travaille rigoureusement comme celle d'une mono, que ce serait une raison suffisante pour munir d'un moyeu frein &#224; contrep&#233;dale le Whippet A (lisez de l'Avenir)&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et une derni&#232;re raison importante qui milite en faveur de cette solution est celle-ci&#160;: Il est toujours avantageux dans un Whippet, quel qu'il soit, d'avoir le moins de diff&#233;rence possible entre les diam&#232;tres des pignons&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; or, sur un moyeu &#224; roue libre, nous pouvons ais&#233;ment fixer un pignon de 12 dents au pas de 12,7 et avoir ainsi avec 40 et 15 dents au p&#233;dalier les d&#233;veloppements extr&#234;mes 7.30 et 2,75 avec seulement 25 rouleaux d'&#233;cart&#160;: tandis qu'avec la roue libre de 18 dents qu'on trouve le plus commun&#233;ment, il faut pousser jusqu'&#224; 60 et 23 dents, c'est-&#224;-dire jusqu'&#224; 37 dents d'&#233;cart pour les m&#234;mes d&#233;veloppements. Vive donc le petit doigt d'acier&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VELOCIO&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2489 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20260727_184751095_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH703/pxl_20260727_184751095_2-87ab4.jpg?1788114344' width='500' height='703' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TOUR DE FRANCE ET POLYMULTIPLICATION (1911)</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article1132</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article1132</guid>
		<dc:date>2026-07-27T14:22:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Col du Galibier</dc:subject>
		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>Entre 1900 et 1914</dc:subject>
		<dc:subject>Alpes</dc:subject>
		<dc:subject>sport, courses</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>La bicyclette de tourisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je terminais l'an dernier un article sur ce m&#234;me sujet par cette ligne&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La polymultiplication est entr&#233;e dans le Tour de France et elle n'en sortira plus.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ses progr&#232;s ont &#233;t&#233; plus rapides encore que je ne le pr&#233;voyais et l'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Auto&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous a appris que cette ann&#233;e tous les coureurs, &#224; de rares exceptions pr&#232;s, s'&#233;taient polymultipli&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; quelques-uns m&#234;me sont all&#233;s jusqu'aux changements de vitesse en marche, moyeux &#224; deux ou &#224; trois vitesses et Whippet de divers syst&#232;mes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne sais&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;1901-1914 P&#233;riode &#201;cole st&#233;phanoise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot114" rel="tag"&gt;Col du Galibier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Entre 1900 et 1914&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;Alpes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;sport, courses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;La bicyclette de tourisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je terminais l'an dernier un article sur ce m&#234;me sujet par cette ligne&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La polymultiplication est entr&#233;e dans le Tour de France et elle n'en sortira plus.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses progr&#232;s ont &#233;t&#233; plus rapides encore que je ne le pr&#233;voyais et l'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Auto&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous a appris que cette ann&#233;e tous les coureurs, &#224; de rares exceptions pr&#232;s, s'&#233;taient polymultipli&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; quelques-uns m&#234;me sont all&#233;s jusqu'aux changements de vitesse en marche, moyeux &#224; deux ou &#224; trois vitesses et Whippet de divers syst&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas jusqu'&#224; quel point les changements de vitesse en marche pourront accro&#238;tre le rendement de ces hommes exceptionnels qui r&#233;ussissent &#224; faire une moyenne de 27 &#224; l'heure dans une &#233;tape de 366 kilom&#232;tres, telle que Chamonix-Grenoble par le col des Aravis et le col du Galibier&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, si quelque Georget s'entra&#238;nait, tout sp&#233;cialement en vue du Tour de France, sur une bi-cha&#238;ne dont les d&#233;veloppements pourraient &#234;tre modifi&#233;s au d&#233;but de chaque &#233;tape, cet homme-l&#224; accident de route &#224; part serait imbattable et arriverait dans un &#233;tat de fra&#238;cheur remarquable parce qu'il ne se serait jamais surfatigu&#233;. Mais je ne crois pas que sa moyenne horaire s'am&#233;liorerait beaucoup&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; par contre, il pourrait durer plus longtemps et sans doute aller d'un trait de Perpignan &#224; Bayonne, ne faisant ainsi qu'une bouch&#233;e des deux &#233;tapes pyr&#233;n&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les changements de vitesse en marche sont un pas vers le confortable plut&#244;t que vers le rendement, et je me rappelle avoir fait, avec la poly Tour de France, qui consiste &#224; d&#233;placer la cha&#238;ne &#224; la main sur des pignons juxtapos&#233;s, des vitesses commerciales que je n'ai d&#233;pass&#233;es avec aucun de mes changements de vitesse en marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des coureurs pr&#233;f&#232;rent retourner la roue motrice munie d'un pignon de chaque c&#244;t&#233;, plut&#244;t que de placer, comme nous le faisons, deux couples de pignons du m&#234;me c&#244;t&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est leur affaire, mais il leur faut deux minutes, alors que dix secondes nous suffisent pour changer de multiplication et je ne comprends pas qu'ils s'attardent, eux pour qui le temps est pr&#233;cieux, en ces vieux errements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne s'explique gu&#232;re que par l'instinct d'imitation qui caract&#233;rise le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;genus homo&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; Georget leur fit, en 1910, la premi&#232;re d&#233;monstration pratique des avantages de la poly, au Ballon d'Alsace, en retournant sa roue pour placer sa cha&#238;ne sur un plus faible d&#233;veloppement, et Georget gagna l'&#233;tape, donc, ils imitent Georget et ils l'imiteront jusqu'&#224; ce qu'un autre coureur gagne une autre &#233;tape avec un autre syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tour de France est, on le sait, une course d'hommes et non pas un concours de machines. Cependant, les machines sont poin&#231;onn&#233;es dans leurs parties essentielles, ce qui laisserait supposer, au premier abord, que toute machine avari&#233;e est mise hors course&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il n'en est pourtant rien, car, &#224; chaque instant, il est question dans l' &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Auto&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; d'accidents de machines et de r&#233;parations cons&#233;cutives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les comptes rendus, laissant enti&#232;rement dans l'ombre les particularit&#233;s des machines gr&#226;ce auxquelles les coureurs arrivent au but plus ou moins vite, ne mentionnent que les prouesses de ceux-ci, comme si leurs outils ne les aidaient en rien &#224; les accomplir. Chaque coureur est suppos&#233; assez intelligent pour avoir su choisir le meilleur outil et il n'entre pas dans les vues des organisateurs du Tour de France de discuter, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;coram populo&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, des avantages et des inconv&#233;nients des machines, comme on le ferait dans un concours du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;T. C. F.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les lecteurs de l'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Auto&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; n'ont besoin d'&#234;tre instruits que du fait que le vainqueur montait une bicyclette X ou Y, rouge ou verte, bleue ou jaune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir des renseignements plus d&#233;taill&#233;s, il faut que nous allions les qu&#233;rir sur place et j'avais form&#233; le projet d'aller l'&#233;tape Chamonix-Grenoble. Une chute malencontreuse o&#249; mon &#233;paule droite fut malmen&#233;e, m'emp&#234;cha de partir, mais je fus suppl&#233;&#233; par mes amis de l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;E. S.&lt;/span&gt; qui sont revenus &#233;merveill&#233;s des progr&#232;s accomplis en quelques ann&#233;es par les professionnels dans l'ascension des c&#244;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant les coureurs parurent inf&#233;rieurs &#224; leur t&#226;che quand ils firent en 1903 et 1904 la mont&#233;e de nos Grands Bois, autant ils grimpent aujourd'hui avec aisance dans le dix pour cent du Galibier et d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon collaborateur, Ch. R., a fait quelques kilom&#232;tres, entre Valloire et le Galibier, &#224; c&#244;t&#233; de Georget et il a &#233;t&#233; &#233;merveill&#233; de la souplesse avec laquelle ce coureur qui pourtant avait d&#233;j&#224;, depuis le matin, accompli un travail formidable, maniait ses p&#233;dales, allant droit comme un i, avec un imperceptible ba-lancement du buste qui s'accentuait aux virages ou pour enlever un passage plus dur, causant m&#234;me volontiers&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; pas d'essoufflement, pas m&#234;me de sueur, on e&#251;t dit un ouvrier accomplissant sa t&#226;che quotidienne. Tout cela gr&#226;ce au petit d&#233;veloppement dont il savait se servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Plan-de-Lacha, Georget mit pied &#224; terre pour discr&#232;tement se livrer &#224; l'abri des regards, &#224; une petite op&#233;ration que les Belges, &#224; l'instar de leur M&#228;nnkenpiss, font g&#233;n&#233;ralement en plein contr&#244;le au risque d'attraper une amende quand Desgranges les pince en flagrant d&#233;lit. Georget s'arr&#234;tant, Ch. R. s'arr&#234;te aussi, pas pour le m&#234;me motif, et la voiture officielle qui suit les coureurs et v&#233;hicule des hommes g&#233;-n&#233;ralement gras s'arr&#234;te aussi...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et un cousin de Bibendum mettant le nez &#224; la porti&#232;re reprocha en termes in&#233;l&#233;gants &#224; mon collaborateur d'avoir pr&#233;c&#233;d&#233; et, par cons&#233;quent, entra&#238;n&#233; Georget, contrairement au r&#232;glement. Il n'en &#233;tait rien et tout d'abord Ch. R. se contenta de dire qu'il avait suivi, accompagn&#233;, mais non pr&#233;c&#233;d&#233;. L'autre insistant incongr&#251;ment, Ch. R. se facha&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Et tout d'abord, Monsieur Bibendum, avez-vous lou&#233; la route&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Vous n'aviez, pour bien voir si j'&#233;tais devant ou derri&#232;re, qu'&#224; p&#233;daler &#224; mes c&#244;t&#233;s depuis Saint-Michel, cela vous aurait d&#233;gonfl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georget &#233;tait d&#233;j&#224; reparti quand Duboc, &#233;galement d&#233;multipli&#233;, passa &#224; une assez vive allure qu'il ne put soutenir, car il arriva au col un bon quart d'heure apr&#232;s le premier, qui fit toute la mont&#233;e en machine. Mais tous ces coureurs t&#228;tonnent encore et ne trouveront que petit &#224; petit les d&#233;veloppements qui conviennent pour telles et telles rampes. Les renseignements officiels faisant absolument d&#233;faut, nous ne pouvons faire &#233;tat que des informations officieuses que nous parvenons &#224; recueillir, en regrettant que le temps nous manque pour aller &#224; chaque &#233;tape nous rendre compte &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;de visu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, aux points critiques du parcours, de ce qui se passe sur la route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Bibendums officiels, peu experts en cyclotechnique, ne voient que les c&#244;t&#233;s sportifs, le bel effort de l'homme que cet homme soit mont&#233; sur une bicyclette ou sur un manche &#224; balai, qu'il p&#233;dale ou qu'il coure &#224; pied en poussant son outil, pour eux c'est kif-kif. Nous nous efforcerions, au contraire, si nous suivions la course, de distinguer dans le r&#233;sultat final ce qui appartient &#224; l'homme et ce qui appartient &#224; la machine&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; pourquoi, par exemple, dans la m&#234;me &#233;tape, Lapize, un des t&#233;nors, &#233;cc&#339;ur&#233; par le train et par les mont&#233;es, abandonne, alors que Brocco, une doublure, l&#226;che le peloton et m&#232;ne seul la danse &#224; plus de 30 &#224; l'heure..... Mais revenons &#224; nos moutons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes plus tard survenait Garrigou qui avait conserv&#233; 5, m,50 et qui s'ext&#233;nuait copieusement, avec des &#229;&#229;han&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! de mitron &#224; chaque coup de p&#233;dale. Sa bicyclette avan&#231;ait par saccades et, le corps hors de la selle, en un ridicule d&#233;hanchement qui jetait alternativement &#224; droite et &#224; gauche son buste sur le guidon, ce nauvre athl&#232;te zigzaguait &#224; travers la route et avan&#231;ait bien plus lentement que Georget, en laissant l'impression qu'il se fatiguait beaucoup plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais enfin, obiecteront les irr&#233;ductibles partisans de la mono, Garrigou est tout de m&#234;me venu &#224; bout de cette &#233;tape et tous ceux qui ont fait &#224; pied le Galibier en sont aussi venus &#224; bout, donc on peut bien s'en passer, de vos polymultipli&#233;es&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, parbleu, on peut aussi se passer de bicyclette pour aller de Chamonix &#224; Grenoble, on mettra un peu plus de temps, voil&#224; tout. On pourrait aussi revenir aux v&#233;n&#233;rables draisiennes ou aux v&#233;los Michaux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Mais nous voulons, au contraire, des bicyclettes qui nous permettent d'aller plus vite en tous pays en nous fatiguant moins. Chacun son go&#251;t&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est pour cela que nous pr&#233;f&#233;rons les polys aux monos et la m&#233;thode de Georget &#224; celle de Garrigou. Mais vous verrez que Garrigou ne s'obstinera pas cette ann&#233;e &#224; gravir le Tourmalet avec 5 m,50 et qu'il adorera bient&#244;t ce qu'il m&#233;prise encore&#160;: la poly&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des coureurs munis de changements de vitesse en marche, nous ne savons pas encore grand chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Petit-Breton &#034; qui gagna quelques &#233;tapes du Tour d'Italie, gr&#226;ce &#224; un moyeu &#224; trois vitesses. et qui a r&#233;cemment avou&#233;, dans une confession motiv&#233;e, &#234;tre enti&#232;rement converti &#224; l'id&#233;e de la polymultiplication, &#233;tait parti pour le Tour de France avec un moyeu Sturmey&#160;: le malheur a voulu qu'une chute le mit hors de combat d&#232;s la premi&#232;re &#233;tape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brocco fait le Tour avec un moyeu &#224; deux vitesses, Cornet aussi, mais ce dernier ne sait gu&#232;re s'en servir puisqu'il jugea &#224; propos de faire, avec son petit d&#233;veloppement de 3 m&#232;tres environ, les deux kilom&#232;tres &#224; 5% de la bifurcation de la route du Galibier au col du Lautaret&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Il perdit, de ce fait, cinq bonnes minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Brocco, il fit merveille dans l'&#233;tape Belfort-Chamonix pendant les 200 kilom&#232;tres les plus p&#233;nibles qu'il parcourut, seul, avec quinze minutes d'avance sur le peloton de t&#234;te, pour venir &#233;chouer piteusement &#224; 8 kilom&#232;tres du but, vaincu, dit-on, par la fringale, ou pour d'autres motifs. Ce succ&#232;s relatif tend tout de m&#234;me &#224; prouver que son moyeu ne le handicapait pas beaucoup puisque l'allure moyenne de cette &#233;tape montagneuse d&#233;passa 30 &#224; l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H. Alavoine est muni d'un Whippet svs-t&#232;me P. d'A. C'est un isol&#233; qui a pour mission de ramener sa machine &#224; Paris, en se contentant d'am&#233;liorer lentement sa place dans le classement g&#233;n&#233;ral. Il s'en acquitte fort bien. Ce coureur pilotait, l'an dernier, un p&#233;dalier Tilhet et il commence naturellement &#224; savoir se servir d'une poly. Il a fait le Galibier et il fera tous les autres cols &#224; bicyclette, mais sans se presser, en touriste, envi&#233; par les autres isol&#233;s moins bien mont&#233;s, qui s'&#233;reintent &#224; pousser sur des d&#233;veloppements trop forts ou &#224; tra&#238;ner p&#233;niblement leur outil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Somme toute, cette ann&#233;e les polymultipli&#233;s ne sont plus consid&#233;r&#233;es par les professionnels comme de doux maniaques&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ils forment, d'ailleurs, la majorit&#233; et Faber lui-m&#234;me, le g&#233;ant de Colombes, n'h&#233;site plus &#224; mettre pied &#224; terre au pied de la c&#244;te et &#224; retourner sa roue pour changer de d&#233;veloppement&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il l'a fait des deux c&#244;t&#233;s du Ballon d'Alsace et il nous l'a dit dans l'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Auto&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Les toquards, cette ann&#233;e, sont ceux qui n'ont qu'un d&#233;veloppement &#224; leur service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un grand pas de fait et d&#233;sormais, d'ann&#233;e en ann&#233;e, nous verrons l'id&#233;e d'avoir deux et m&#234;me trois d&#233;veloppements s'implanter de plus en plus dans l'esprit des coureurs sur route qui nous aideront &#224; trouver et &#224; obtenir des constructeurs des syst&#232;mes de changement de vitesse de plus en plus parfaits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyeux et les p&#233;daliers actuels &#224; deux et trois vitesses sont-ils assez robustes pour r&#233;sister jusqu'au bout aux 5.600 kilom&#232;tres du Tour de France&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Whippet &#224; d&#233;raillement de cha&#238;ne, imitation plus ou moins heureuse du mod&#232;le H de Terrot et qui foisonnent sur le march&#233;, vaudront-ils mieux que les syst&#232;mes &#224; transmission superpos&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les polycha&#238;nes qui fournissent une solution si simple du probl&#232;me des deux et trois vitesses en marche, en prise directe, feront-ils un jour la pige &#224; leurs concurrents&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien, enfin, les d&#233;placements de cha&#238;ne &#224; la main, soit sur pignons juxtapos&#233;s en mettant pied &#224; terre, soit en marche en s'aidant d'un simple tendeur et en faisant sauter la cha&#238;ne sur trois pignons accol&#233;s au p&#233;dalier, conserveront-ils l'avance qu'ils ont prise&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comptons sur le Tour de France pour nous faire conna&#238;tre le fort et le faible de tous ces syst&#232;mes, en attendant qu'un concours du Touring-Club mette chacun d'eux &#224; sa place et nous r&#233;v&#232;le &#224; c&#244;t&#233; des polys &#224; grand rendement qui seules seront appr&#233;ci&#233;es par les Tour de France et les randonneurs, les polys &#224; grand confortable qui conviennent &#224; la cat&#233;gorie infiniment plus nombreuse et plus int&#233;ressante des touristes. Ceux-ci voyagent non pour kilom&#233;trer, mais pour se distraire agr&#233;ablement et hygi&#233;niquement, sans se pr&#233;occuper de savoir s'ils peuvent ou non tenir pied aux pedards qui passent. Dans ce concours, se mettront en ligne, avec d'&#233;gales chances de succ&#232;s, r&#233;trodirectes et l&#233;vocyclettes qui ne figureront jamais dans le Tour de France et qui n'en sont pas moins, pour beaucoup de cyclistes, les meilleures bicyclette de voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Apr&#232;s l'&#233;tape du Galibier.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le routier type en 1895</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article1041</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article1041</guid>
		<dc:date>2024-12-01T21:05:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Capitaine Perrache</dc:subject>
		<dc:subject>La bicyclette de tourisme</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[Extrait, fin d'article] &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle multiplication convient-il de substituer &#224; celle de 1.5 g&#233;n&#233;ralement, je ne dirai pas adopt&#233;e par les touristes, mais impos&#233;e par les fabricants&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &lt;br class='autobr' /&gt;
Suivez mon raisonnement&#160;: vous le modifierez suivant votre go&#251;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
La bicyclette est pour moi un moyen commode de prendre de l'exercice quand il ne pleut pas, quand les routes sont s&#232;ches, quand la chaleur ou le froid ne sont pas excessifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle me sert &#233;galement &#224; visiter, dans des voyages de grande&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique14" rel="directory"&gt;Grand tourisme, Randonn&#233;es, Promenades et Excursions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Capitaine Perrache&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;La bicyclette de tourisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[Extrait, fin d'article]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle multiplication convient-il de substituer &#224; celle de 1.5 g&#233;n&#233;ralement, je ne dirai pas adopt&#233;e par les touristes, mais impos&#233;e par les fabricants&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivez mon raisonnement&#160;: vous le modifierez suivant votre go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bicyclette est pour moi un moyen commode de prendre de l'exercice quand il ne pleut pas, quand les routes sont s&#232;ches, quand la chaleur ou le froid ne sont pas excessifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle me sert &#233;galement &#224; visiter, dans des voyages de grande envergure, les r&#233;gions montagneuses que j'adore, et que je ne saurais comment parcourir autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, je tiens avant tout &#224; pouvoir examiner, observer, aller l&#224; o&#249; il me plait, l&#224; o&#249; se trouvent de beaux sites &#224; admirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux n'avoir &#224; compter que le moins possible avec le vent, avec les pentes, avec l'&#233;tat du sol, de fa&#231;on &#224; pouvoir suivre s&#251;rement l'itin&#233;raire que je me suis fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, comme je ne roule qu'&#224; des intervalles assez irr&#233;guliers, ma capacit&#233; de travail &#224; l'heure est forc&#233;ment tr&#233;s variable et assez faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas le temps de me soumettre &#224; un entra&#238;nement qui me permette de marcher couramment &#224; 25 k., et, qu'on me pardonne cet aveu, je n'en ai nullement le d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc bien inutile que ma machine soit susceptible avec un cavalier meilleur que moi, de fournir normalement pareille allure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est m&#234;me essentiellement nuisible, puisque, nous l'avons vu pr&#233;c&#233;demment, plus une bicyclette est organis&#233;e pour les grandes vitesses en plat, plus elle exag&#232;re la fatigue du cycliste dans les mauvais terrains, dans les rampes, dans les marches &#224; vent contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas aller &#224; l'encontre de mon but, je ne dois donc demander &#224; ma monture comme vitesse maxima que le strict n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne le lui demanderai d'ailleurs qu'en temps utile, c'est- &#224;-dire pour fuir les mauvais lieux qui sont pour moi les r&#233;gions habit&#233;es, les pays plats, les routes trop connues&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; pour h&#229;ter ma rentr&#233;e en cas d'orage, enfin simplement pour prendre de temps en temps une bonne su&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maximum 20 k. me suffit. J'ai observ&#233; d'ailleurs que j'arrive assez rapidement &#224; le fournir sans grand effort, et que d'autre part, aux vitesses sup&#233;rieures, l'attention est n&#233;cessairement absorb&#233;e par la contemplation peu r&#233;cr&#233;ative en elle-m&#234;me du macadam&#160;: il faut &#224; chaque instant ralentir &#224; cause des empierrements, des voitures, des chiens, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref la multiplication 1.2 correspondant &#224; 20 kil. 2 &#224; la cadence pratique de 3 coups de p&#233;dale &#224; la seconde, c'est &#224; elle que je donne la pr&#233;f&#233;rence. Elle ne constitue pas cependant pour moi l'id&#233;al&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est simplement une bonne machine &#224; deux fins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les excursions en montagne o&#249; je rencontre parfois de longues c&#244;tes de 7 &#224; 8, je prendrais la multiplica- tion 1 qui permet encore la vitesse 16. Pour mes promenades journali&#232;res 1.4, 1.2 sont indiqu&#233;s suivant le profil et l'&#233;tat moyen des routes autour de mon domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me faudrait donc une machine &#224; multiplication variable, d'un emploi s&#251;r, durable, etc. H&#233;las, nous en sommes encore bien loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajouterai-je&#160;: Elle sera mont&#233;e sur tr&#232;s gros pneu. Le pneu, la multiplication, voil&#224; deux points sur lesquels aujourd'hui la mystification du touriste est &#233;galement compl&#232;te, et cela parce que les fabricants n'ont d'oreilles que pour les coureurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de gagner du poids, ce qui n'int&#233;resse gu&#232;re que ces derniers (et combien peu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! les formules sont l&#224; pour le dire) on a imagin&#233; de r&#233;duire les pneus au calibre des anciens creux ou peu s'en faut. Naturellement il a fallu en cons&#233;quence augmenter tr&#232;s notablement la pression int&#233;rieure pour &#233;viter le contact des jantes et du sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat&#160;: pneu plus dur que le creux, mais plus l&#233;ger. La solution est admissible, rationnelle m&#234;me, &#224; Buffalo&#160;: sur mauvaise route, et je tiens, moi, &#224; rouler sur mauvaise route, elle est inepte (toujours du latin&#160;: inaptus voir plus haut).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La machine de touriste et la machine de course ne peuvent et ne doivent avoir que des rapports tr&#232;s lointains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois pour ma part un b&#339;uf d'un c&#244;t&#233;, un cheval de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MM&lt;/span&gt;.&#160;les fabricants, vos coureurs sont des gens exceptionnellement muscl&#233;s et entra&#238;n&#233;s&#160;: ils n'op&#232;rent que sur des pistes ou sur des routes choisies parmi les meilleures et jusqu'aux derni&#232;res limites de leurs forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les touristes au contraire qui constituent, il me semble, l'immense majorit&#233; de votre client&#232;le sont des hommes quelconques, ne comprenant malheureusement pas toujours toutes les joies intellectuelles des longues p&#233;riodes d'entra&#238;nement, et qui par suite ne sont pas en condition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, ils se trouvent avoir &#224; lutter nonseulement contre l'air comme vos coureurs, mais en outre contre des ennemis autrement terribles, les mauvaises routes, les pentes devant lesquelles ceux-ci n'h&#233;sitent pas &#224; se d&#233;rober sans vergogne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux probl&#232;mes essentiellement distincts sont &#224; r&#233;soudre, et c'est pure illusion de croire qu'ils comportent une solution commune. Donnez deux ou trois dents de plus au pignon de roue, m&#234;me &#224; vos mod&#232;les de route de premier ordre, surtout &#224; vos mod&#232;les de premier ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait de cette simple modification vous sortirez la bicyclette des bas-fonds o&#249; actuellement elle v&#233;g&#232;te, et vous la verrez bient&#244;t passer ais&#233;ment partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de poids, en m&#234;me temps, perdra beaucoup de son importance au point de vue de la fatigue. Profitez-en largement pour nous donner des pneus de gros calibre, des cadres, des roues, des fourches &#224; toute &#233;preuve, des filetages qui ne se rasent pas, des cuvettes qui ne tournent pas, des c&#244;nes, des cuvettes, des billes qui r&#233;sistent, des cha&#238;nes, des pignons inusables des... arr&#234;tez-moi ou je dirai tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rompez enfin avec les pr&#233;jug&#233;s actuels, et que le type de votre routier mod&#232;le 1895 soit&#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Multiplication 1.2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calibre de pneu 55 m/m. Poids total, 20 kilog. environ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;HOMME&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DE&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LA&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MONTAGNE&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bicyclette, Mars 1894&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un Touriste (mai 1900)</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article316</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article316</guid>
		<dc:date>2024-10-26T19:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>cyclotourisme, cyclocamping</dc:subject>
		<dc:subject>Entre 1900 et 1914</dc:subject>
		<dc:subject>La bicyclette de tourisme</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>d'Espinassous</dc:subject>
		<dc:subject>Fagot</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;g&#233;tarisme</dc:subject>
		<dc:subject>1900</dc:subject>
		<dc:subject>Gladiator</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt; &#8212; Je me contente dans un voyage de 8 &#224; 10 jours d'une moyenne de 120 kilom&#232;tres qui ne me co&#251;tent aucun effort. Exceptionnellement je puis pour une excursion d'un jour aller jusqu'&#224; 180 kilom&#232;tres, mais c'est d&#233;j&#224; excessif et je ne pourrais recommencer le lendemain sans fatigue.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;A. D'Espinassous&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;cyclotourisme, cyclocamping&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Entre 1900 et 1914&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;La bicyclette de tourisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot51" rel="tag"&gt;d'Espinassous&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Fagot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot54" rel="tag"&gt;V&#233;g&#233;tarisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot76" rel="tag"&gt;1900&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot79" rel="tag"&gt;Gladiator&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par D'Espinassous, paru dans Le Cycliste, Mai 1900, Source Archives D&#233;partementales de la Loire cote Per1328_7, licence ouverte 2.0 &#233;talab de r&#233;utilisation de l'information&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je viens r&#233;pondre bri&#232;vement &#224; quelques questions que, dans le dernier num&#233;ro du Cycliste M.&#160;le commandant Collet me fait l'honneur de m'adresser. (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Machine. &#8212; Bicyclette Gladiator Roulements &#224; cuvettes ind&#233;r&#233;glables, &#224; mon avis, bien sup&#233;rieurs &#224; ceux &#224; c&#244;nes. Sur ma demande, frein ext&#233;rieur sur la roue avant. Sur la roue arri&#232;re, autre frein man&#339;uvr&#233; par un minuscule levier plac&#233; sous le bec de la selle.&lt;br class='autobr' /&gt; Ce frein que j'appellerai &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;frein Philidet&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, du nom de l'habile et ing&#233;nieux m&#233;canicien qui l'a con&#231;u et construit, est d'une extraordinaire puissance. Il peut dans un parcours de 4 &#224; 5 m&#232;tres caler la roue et la forcer &#224; patiner. Dans les descentes longues et rapides, mis &#224; un autre cran, il permet de les faire dans une s&#233;curit&#233; absolue, et remplace avantageusement le fagot aujourd'hui interdit en Dauphin&#233;. Ce frein reste constamment serr&#233; et ne se desserre qu'en pressant le ressort du d&#233;clenchement.&lt;br class='autobr' /&gt; Le frein Philidet se compose d'un secteur &#224; cr&#233;maill&#232;re fix&#233; par un collier sur le tube horizontal de la machine : un levier &#224; une dent mobile engrenant sur la cr&#233;maill&#232;re, est reli&#233; par une tige &#224; un patin de frein viss&#233; sous l'entretoise de la fourche arri&#232;re. Une pression imperceptible avec un seul doigt et quelle que soit la vitesse la machine est arr&#234;t&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme pneumatiques, j'ai depuis quelques jours des bandages de 45 millim&#232;tres absolument imperforables et qui me permettront d'arriver d&#233;sormais s&#251;rement &#224; l'heure fix&#233;e. Je leur ai fait subir, avant de les adopter, une longue et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;&#233;pineuse&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#233;preuve&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ils en sont sortis victorieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma selle est une selle Lamplugh 1899 n&#176;&#160;253. Je l'ai choisie tr&#232;s dure. Une selle dure ne blesse jamais et ses vibrations ne contrarient pas celles du pneumatique, ce qui n'est pas le cas pour les selles &#224; ressort &#224; boudins o&#249; l'on vibre continuellement &#224; contre-temps. Je monte haut et ma selle est plac&#233;e de telle sorte, que la jambe enti&#232;rement tendue, mon talon touche &#224; plat la p&#233;dale. Le bec de ma selle n'est pas plac&#233; perpendiculairement sur l'axe du p&#233;dalier, mais 0m,04 en arri&#232;re, position que je trouve plus favorable aux rapides allures. Mon guidon est droit et &#224; cintrage tr&#232;s court, j'ai deux multiplications 5m,60 et 2m,9O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	R&#233;gime. &#8212; Absolument v&#233;g&#233;tarien&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; mais j'admets les &#339;ufs et le poisson, aliment tr&#232;s l&#233;ger qui contient beaucoup de phosphore. Je suis ce r&#233;gime d&#233;j&#224; depuis deux ans et m'en trouve merveilleusement. L'esprit se fait de plus en plus lucide, le corps est presque devenu une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;quantit&#233; n&#233;gligeable&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, il n'existe pour ainsi dire pas. Toutefois je dois dire, par quelques exemples que j'ai autour de moi, que le v&#233;g&#233;tarisme ne para&#238;t pas convenir &#224; tous les temp&#233;raments. Le premier mois d'essai est particuli&#232;rement p&#233;nible. Je ne bois jamais de vin ni d'alcool et si par aventure il m'arrive de prendre un verre de vin &#233;tranger, je m'en repens toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	R&#233;gime en marche. &#8212; Le matin &#224; 4 heures, deux tasses de caf&#233; noir tr&#232;s chaud, qui me permettent de faire 25 &#224; 30 kilom&#232;tres. Arr&#234;t ensuite d'une demi-heure pour prendre du caf&#233; au lait ou th&#233; au lait avec pain ou p&#226;tisseries. &#192; Midi, deux plats de l&#233;gumes ou &#339;ufs, fruits, caf&#233;. &#192; 4 heures fruits et pain ou lait chaud et brioches. Le soir &#224; d&#238;ner un plat de poisson, deux plats de l&#233;gumes, un entremets sucr&#233;, fruits et th&#233; bouillant &#8212; tr&#232;s peu de pain &#8212; je ne bois pas ou presque pas &#224; mes repas.&lt;br class='autobr' /&gt;
En marche je surveille mon estomac autant que la route : rien d'aussi d&#233;primant qu'une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;fringale&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qui suffit souvent &#224; compromettre toute l'&#233;tape. Il faut dans les longues excursions faire patienter l'estomac &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;l'amuser&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; jusqu'au repas du soir. Vous avez ainsi toutes vos forces disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Hygi&#232;ne. &#8212; Se lever t&#244;t, se coucher de bonne heure. Le matin, &#224; d&#233;faut de tub, s'&#233;ponger tout le corps. En marche, si on a tr&#232;s chaud, immersion tr&#232;s froide et tr&#232;s rapide &#8212; une minute. &#8212; Le soir faire &#224; pied les derniers 500 m&#232;tres de l'&#233;tape, afin que la transition du mouvement et du repos soit moins brusque. Prendre en arrivant un bain tr&#232;s court ou une douche froide. Promener ensuite avant le d&#238;ner. Comme v&#234;tements laine ou flanelle, culottes ou pantalons en jersey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Marche. &#8212; Je me contente dans un voyage de 8 &#224; 10 jours d'une moyenne de 120 kilom&#232;tres qui ne me co&#251;tent aucun effort. Exceptionnellement je puis pour une excursion d'un jour aller jusqu'&#224; 180 kilom&#232;tres, mais c'est d&#233;j&#224; excessif et je ne pourrais recommencer le lendemain sans fatigue.&lt;br class='autobr' /&gt; Quant &#224; l'allure, 15 kilom&#232;tres en plaine. 8 &#224; 9 aux c&#244;tes, aussi vite que je le peux aux descentes que je connais : je ne contre-p&#233;dale pas et laisse mes jambes inertes, &#233;tant absolument s&#251;r de mes freins. Je ne force jamais et reste toujours en de&#231;&#224; de mes moyens. L&#224; est le secret des grandes &#233;tapes.&lt;br class='autobr' /&gt; Le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;hasard de la vie&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; m'ayant donn&#233; de nombreux loisirs, je &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;touriste&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; presque tout l'&#233;t&#233;, ce qui fait que je couvre annuellement de 10 &#224; 11.000 kilom&#232;tres : mon entra&#238;nement est donc continu.&lt;br class='autobr' /&gt; Je suis cycliste depuis six ans seulement, mais avant j'&#233;tais un touriste &#224; pied intr&#233;pide. Quant &#224; mon &#226;ge que M.&#160;le commandant Collet veut bien me demander &#8212; cet article est presque une confession &#8212; je n'&#233;prouve aucun embarras &#224; avouer que j'ai 48 ans, mais j'ajouterai que gr&#226;ce &#224; l'eau froide et au r&#233;gime suivi, j'ai toujours 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; P.-S. Hier soir je lisais dans un journal :&lt;br class='autobr' /&gt; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Les cyclistes, c'est ind&#233;niable, d&#233;pense beaucoup de force musculaire et doivent forc&#233;ment &#234;tre blind&#233;, si j'ose dire ainsi d'endurance. Or, il existe &#224; Londres un club de veloceman tr&#232;s connu dont tous les membres sans exception sont v&#233;g&#233;tariens, ne boivent que de l'eau, du lait ou du th&#233;, c'est le v&#233;g&#233;tarien cyclist Club. Il donnait derni&#232;rement un banquet et en t&#234;te se lisaient ces trois vers de Shelley : Que jamais plus le sang d'un oiseau ou d'une b&#234;te, Ne souille une f&#234;te humaine de son torrent empoisonn&#233;, Dont la fum&#233;e comme une accusation monte dans la puret&#233; des cieux&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Dans le speech obligatoire du dessert, le pr&#233;sident &#8212; un docteur c&#233;l&#232;bre &#8212; &#233;num&#232;re les avantages de la temp&#233;rance et rappela judicieusement que les fameux athl&#232;tes de Rome et d'Ath&#232;nes, si puissant, si r&#233;sistant, vivaient &#224; l'entra&#238;nement de fruits secs, de froment, de laitage et d'huile.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (1) Je prie M.&#160;Roux, membre du Comit&#233; de la soci&#233;t&#233; v&#233;g&#233;tarienne de France, de vouloir bien consid&#233;rer cet article comme une r&#233;ponse &#224; l'aimable lettre qu'il m'a &#233;crite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/despinassous.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH720/despinassous-aaff5.jpg?1788126846' width='500' height='720' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ard&#232;che</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article634</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article634</guid>
		<dc:date>2024-05-29T17:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>cyclotourisme, cyclocamping</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Ard&#232;che</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Je m'&#233;tais arr&#234;t&#233; pourtant apr&#232;s deux kilom&#232;tres de ce rude travail pour faire mon quatri&#232;me repas de la journ&#233;e avec 100 grammes de pain et des figues, et me mettre &#224; l'ombre un instant sous quelques ch&#226;taigniers. On avait de l&#224; (un banc y &#233;tait m&#234;me dress&#233; &#224; l'usage des promeneurs) une jolie vue sur la vall&#233;e verdoyante qui va de Lamastre &#224; Desaignes et qui contrastait singuli&#232;rement avec les croupes arides que j'avais &#224; escalader. Les deux Ard&#232;che se confrontaient l&#224;, l'une riante, fertile et riche, l'autre triste, pierreuse et pauvre. C'est peut-&#234;tre pourquoi ce d&#233;partement est un des plus appr&#233;ci&#233;s par les touristes. &#201;troitement li&#233;e &#224; la Haute-Loire qu'elle compl&#232;te en lui ouvrant des d&#233;bouch&#233;s ensoleill&#233;s vers la vall&#233;e du Rh&#244;ne, vers le Midi, vers les terres prosp&#232;res, l'Ard&#232;che est un merveilleux terrain d'excursion. On peut y randonner pendant des centaines et des centaines de kilom&#232;tres, et nos itin&#233;raires l'ont fouill&#233;e dans toutes les directions sans en &#233;puiser les surprises.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique38" rel="directory"&gt;Paul de Vivie au fil du Rh&#244;ne&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;cyclotourisme, cyclocamping&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot112" rel="tag"&gt;Ard&#232;che&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://velotextes.fr/IMG/logo/crussolrhone.jpg' class=&#034;spip_logo spip_logo_right&#034; alt=&#034;&#034; style='max-width: 150px;max-width: min(100%,150px); max-height: 150px' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Ard&#232;che a &#233;t&#233; tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e d&#232;s les d&#233;buts du cyclotourisme, en voici les preuves&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;LA-LOUVESC-SARRAS-LYON-1899&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='LA-LOUVESC-SARRAS-LYON-1899'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LA&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LOUVESC&lt;/span&gt; &#8211; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SARRAS&lt;/span&gt; &#8211; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LYON&lt;/span&gt;, 1899&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;&#192; onze heures moins le quart, notre curiosit&#233; satisfaite, malgr&#233; l'invitation d'une aimable h&#244;tesse qui voudrait nous voir d&#233;jeuner &#224; La Louvesc, nous nous dirigeons sur Satillieu (12 kilom.) o&#249; nous devons nous s&#233;parer, mes deux compagnons rentrant &#224; Saint-&#201;tienne par Annonay.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces douze kilom&#232;tres en pente assez accentu&#233;e et que je comptais faire avec le d&#233;veloppement de 6 m&#232;tres sans aucune peine ont &#233;t&#233; au contraire aussi fatigants qu'une mont&#233;e, tellement il &#233;tait p&#233;nible d'&#233;viter, dans l'&#233;paisse couche de poussi&#232;re qui tient lieu de route, le d&#233;rapage de la roue motrice qu'&#224; chaque instant je sentais se d&#233;rober sous moi&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; les bras m'en font encore mal. Joignez &#224; cela les nuages de poussi&#232;re que le vent nous envoyait dans les yeux, la chaleur accablante, le danger des coudes brusques, des rencontres de voitures, rares heureusement, qui m'obligeaient quelquefois &#224; mettre pied &#224; terre, du c&#244;toiement incessant du pr&#233;cipice, et vous comprendrez avec quel soulagement nous entr&#226;mes &#224; midi et demi dans Satillieu, o&#249; mes amis d&#233;jeun&#232;rent, copieusement, parait-il, et &#224; un prix tr&#232;s mod&#233;r&#233;. Quant &#224; moi, je continuai &#224; descendre sur Sarras, route peu int&#233;ressante jusqu'&#224; Arboix, village moyen&#226;geux commandant l'entr&#233;e des gorges abruptes qui descendent dans la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Des masses de terrains rocailleux calcin&#233;s par le soleil, d&#233;nud&#233;s, d'aspect farouche, &#231;&#224; et l&#224; couronn&#233;s de pans de murailles branlantes, vestiges mena&#231;ants et dangereux encore pour les passants, des repaires fortifi&#233;s d'o&#249;, sous le r&#233;gime f&#233;odal, de v&#233;ritables bandits s'&#233;lan&#231;aient sur les voyageurs et les ran&#231;onnaient &#224; qui mieux mieux. La route serpente &#224; flanc de rocher dominant presque &#224; pic le lit d'un torrent qui pour l'instant est pour ainsi dire &#224; sec, mais qui doit rugir formidablement &#224; l'&#233;poque des grandes eaux. Elle est bien &#233;troite cette route, bien caillouteuse, faiblement entretenue, tr&#232;s peu fr&#233;quent&#233;e et grill&#233;e par le soleil, mais elle a &#233;t&#233; sagement trac&#233;e et la pente en est douce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sarras est un village qui ressemble &#224; Andance, &#224; Ampuis, &#224; tous les gros bourgs et &#224; toutes les petites villes &#233;chelonn&#233;es sur la rive droite du Rh&#244;ne&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; c'est blanc, c'est coquet, c'est chaud&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; la vigne tapisse les coteaux et les arbres &#224; fruits, cerisiers, p&#234;chers et abricotiers principalement, enverdurent l'&#233;troite langue de terrain plat qui va du pied de la montagne aux sables du fleuve.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;La Louvesc &#8211; Sarras &#8211; Lyon&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Le Cycliste, 1899, p.114-117, Source Archives d&#233;partementales de la Loire, cote PER1328_6&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;EXCURSIONS-DOMINICALES-DE-VELOCIO-22-JUILLET-1900&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='EXCURSIONS-DOMINICALES-DE-VELOCIO-22-JUILLET-1900'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;EXCURSIONS&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DOMINICALES&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DE&lt;/span&gt; V&#201;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LOCIO&lt;/span&gt; 22&#160;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;JUILLET&lt;/span&gt;, 1900&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Jusqu'au Mazet, le pays travers&#233; est bois&#233; et agr&#233;able&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; apr&#232;s le Mazet il devient aride et pr&#233;sente l'aspect particulier des hauts plateaux de la Haute-Loire et de la Loz&#232;re&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; &#231;&#224; et l&#224; de vastes prairies parsem&#233;es de rochers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le p&#232;re Testud nous pr&#234;te des cannes et nous partons &#224; 9&#8239;h.&#8239;15 pour le M&#233;zenc&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; en coupant, par le plus court, droit &#224; travers les pr&#233;s, il nous a fallu exactement 48 minutes, malgr&#233; la g&#234;ne caus&#233;e par nos souliers cyclistes &#224; semelle mince, pour atteindre la pointe extr&#234;me (altitude 1754 m&#232;tres) o&#249; une pierre est dress&#233;e et d'o&#249; l'on a une vue tr&#232;s &#233;tendue&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il y fait presque froid. La brume nous cache les grands lointains, mais nous distinguons ais&#233;ment tous les satellites du M&#233;zenc, les monts de la Loz&#232;re, les lacs de Saint-Front et d'Issarl&#232;s, etc.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; les alentours &#233;mergent du sol au-dessous de nous comme d'une carte en relief&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; du c&#244;t&#233; de l'Ard&#232;che l'impression est saisissante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir pass&#233; du sommet nord tr&#232;s &#233;troit au sommet sud assez large mais plus escarp&#233;, et mus&#233; quelque temps sur la plus haute cime des C&#233;vennes, nous redescendons vivement.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Excursions dominicales de v&#233;locio&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, (juillet), Le Cycliste, 1900, p. 141, 142, Source Archives D&#233;partementales de la Loire, Per1328_7&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;RANDONNEES-STEPHANOISES-4-MAI-1902&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='RANDONNEES-STEPHANOISES-4-MAI-1902'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;RANDONN&lt;/span&gt;&#201;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ES&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ST&lt;/span&gt;&#201;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PHANOISES&lt;/span&gt;,&#8239;4&#160;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MAI&lt;/span&gt; 1902&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Voil&#224; un tour que nous recommandons aux cyclistes qui aiment &#224; trouver r&#233;unis, sur un parcours relativement court, de grandes beaut&#233;s naturelles et des paysages vari&#233;s. Le moment est admirablement choisi pour visiter la haute Ard&#232;che, les eaux y sont tr&#232;s abondantes, les arbres par&#233;s de toutes les nuances de vert, depuis le vert tendre des pousses nouvelles jusqu'au vert sombre des sapins. Il est impossible de choisir parmi les sites travers&#233;s par cet itin&#233;raire de 235 kilom&#232;tres&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; cependant, les plus appr&#233;ci&#233;s ont &#233;t&#233; les gorges de l'Eyrieux, de leur d&#233;but au d&#233;bouch&#233; du plateau de Saint-Agr&#232;ve, jusqu'au Cheylard, et les gorges du Doux dans la partie comprise entre le Crestet et Tournon. On irait loin pour rencontrer des points de vue aussi prodigieusement pittoresques. Et penser que tant de touristes St&#233;phanois et Lyonnais ne les connaissent pas encore&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! L'Ard&#232;che est un merveilleux d&#233;partement pour les cyclotouristes qui aiment la montagne.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Randonn&#233;es st&#233;phanoises&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, 1902, Le Cycliste, 1902, republi&#233; en mai 1952, p.139&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;LE-TOUR-DU-MEZENC-1919&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='LE-TOUR-DU-MEZENC-1919'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;LE&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TOUR&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DU&lt;/span&gt; M&#201;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ZENC&lt;/span&gt;, 1919&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Ces premiers quatre-vingt-dix kilom&#232;tres ont &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;s en six heures, arr&#234;ts compris. Je ne les avais jamais faits aussi vite. Le trajet des Estables au Gerbier-de-Jonc est le clou de cette randonn&#233;e. Apr&#232;s les Baraques, o&#249; notre route croise celle de Saint-Agr&#232;ve au Puy, le paysage a pris un caract&#232;re plus aust&#232;re : on entre, cela se sent, dans une r&#233;gion moins fertile, les bois disparaissent, les champs sont parsem&#233;s de blocs de rocher qui semblent autant d'&#233;clats d'un gigantesque obus sorti d'un immense &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;crapouillot&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; volcanique. Et, certes, c'est bien ainsi qu'ils furent projet&#233;s, il y a des milliers et des milliers d'ann&#233;es, du sein de la terre. Jusqu'aux Estables, nous ne verrons plus que des prairies &#233;maill&#233;es de fleurs qui ondoient sous les caresses un peu brutales d'un vent du nord d&#233;sagr&#233;able.&lt;br class='autobr' /&gt;
En m&#234;me temps que nous, arrivait aux Estables un groupe familial de quatre cyclotouristes venant du Puy, les seuls que nous rencontr&#226;mes au cours de cette randonn&#233;e. &#192; peine a-t-on fait quelques kilom&#232;tres sur la route du Gerbier, que l'impression triste, qu'on a depuis les Baraques, dispara&#238;t. &#192; notre droite, un frais vallon bois&#233; se creuse, d'o&#249; s'&#233;chappe un gros ruisseau qui fuit dans une gorge de plus en plus profonde. L&#224; fut fond&#233;e, je ne sais &#224; quelle &#233;poque, une chartreuse qui en vit de cruelles au temps des guerres de religion. Les huguenots s'en empar&#232;rent par surprise, en ao&#251;t 1569, et assassin&#232;rent quelques religieux, mais bient&#244;t, surpris &#224; leur tour par les catholiques, ils furent massacr&#233;s jusqu'au dernier et jet&#233;s p&#234;le-m&#234;le dans un grand trou encore appel&#233; aujourd'hui &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;lou traou dos higonaous&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Nous avons vu tout cela d'un peu haut, d'un peu loin, d'un peu vite, mais ce site m&#233;rite de devenir le but d'une excursion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous entrons sous bois, des bois d&#233;licieux, d'un vert tendre tr&#232;s agr&#233;able aux yeux. Le sol est roulant, l'ombre &#233;paisse, le vent semble apais&#233; et nous cheminons en file indienne, sans effort, bien que la mont&#233;e soit assez sensible sur nos petits d&#233;veloppements. Soudain, devant nous, la route se d&#233;robe&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; la vue, born&#233;e tout &#224; l'heure par des bois et des prairies, se perd dans le vide&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il nous semble que nous allons, en avan&#231;ant, plonger dans l'infini. On &#233;prouve vraiment une sensation bizarre, qui n'est pas loin du vertige, en arrivant &#224; l'improviste sur le bord de l'immense d&#233;pression qu'a creus&#233;e, au pied du rocher des Pradoux, quelque puissante secousse volcanique. La route tourne brusquement &#224; droite et fait le tour de cette d&#233;pression&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; une ferme est l&#224; qui doit, en hiver, se trouver bien isol&#233;e. Le site est trop remarquable pour que notre Parisien n&#233;glige de le photographier, et nous servirons, le coll&#232;gue st&#233;phanois et moi, de premier plan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Gerbier-de-Jonc, dont nous avons d&#233;j&#224; aper&#231;u la pointe, se rapproche &#224; vue d'&#339;il, et nous mettons bient&#244;t pied &#224; terre devant la source de la Loire, qui attend toujours le monument qu'on doit y &#233;riger depuis bien longtemps. Le chalet du syndicat d'initiative est ferm&#233; et plus d&#233;labr&#233; que jamais&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; durant la guerre, il a servi &#224; loger des prisonniers allemands qui, entre autres travaux, ont proc&#233;d&#233; &#224; la r&#233;fection des routes environnantes, tr&#232;s bonnes aujourd'hui, si on les compare &#224; ce qu'elles &#233;taient autrefois, celle surtout du Gerbier &#224; M&#233;zilhac. Le vent est froid comme glace et, pendant que mes compagnons font l'ascension du Gerbier, je me prom&#232;ne, peu v&#234;tu, autour du chalet, et j'y attrape un bon rhume. &#192; la ferme de la Loire, o&#249; nous aurions volontiers bu et mang&#233; quelque chose de chaud, on nous refuse nettement quoi que ce soit. Ces gens-l&#224; sont peu hospitaliers&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; la dure existence qu'ils m&#232;nent, l&#224;-haut, est leur excuse, mais notez bien que leur isolement ne les emp&#234;che pas de conna&#238;tre exactement les prix du beurre, des &#339;ufs et du reste&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!... Pourtant, comme le petit d&#233;jeuner du Mazet est d&#233;j&#224; loin, nous nous installons sur un banc install&#233; par le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Touring-Club de France&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#224; l'abri du vent, et nous attaquons les provisions tir&#233;es des sacs.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
[...]&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Mes compagnons partirent donc et furent bient&#244;t hors de vue&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; mais pour diff&#233;rents motifs, ils durent s'arr&#234;ter &#224; plusieurs reprises et, somme toute, nous ne f&#251;mes jamais &#224; plus d'un kilom&#232;tre les uns des autres&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; nous arriv&#226;mes ensemble &#224; l'H&#244;tel du Grand-Bois, exactement &#224; l'heure fix&#233;e. D'avoir eu, le matin, tant de beaux spectacles constamment sous les yeux, nuisit certainement &#224; ceux qui, de M&#233;zilhac &#224; Saint-Agr&#232;ve et de Saint-Agr&#232;ve au Grand-Bois, se d&#233;roul&#232;rent devant nous. Cependant, il faut rendre justice &#224; cette magnifique haute vall&#233;e de l'Eyrieux, qui n'a pas vol&#233; sa r&#233;putation, et que couronne si dignement le belv&#233;d&#232;re de Saint-Agr&#232;ve, d'o&#249; nous avons contempl&#233;, dans toute son &#233;tendue, le massif du M&#233;zenc, que notre itin&#233;raire contournait en une vaste ellipse de deux cent quarante kilom&#232;tres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plateau qui, par Devesset, s'&#233;tend jusqu'&#224; Saint-Bonnet-le-Froid, domine, tant &#224; droite qu'&#224; gauche, de vastes &#233;tendues&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; un de mes anciens compagnons de grandes balades que les vicissitudes de l'existence ont, apr&#232;s la guerre, amen&#233; &#224; pr&#233;f&#233;rer l'Afrique &#224; l'Europe, Oran &#224; Saint-&#201;tienne, ne manquait jamais, quand nous passions ensemble sur ce plateau, de me montrer, &#224; l'horizon, o&#249; le mont Blanc ou Roche-courbe, ou je ne sais quels autres sommets, que je ne pouvais naturellement pas apercevoir &#224; cause de ma myopie. Mais il les voyait et cela me suffisait et cela me suffit encore aujourd'hui pour dire qu'il vaut mieux revenir de Saint-Agr&#232;ve par notre chemin que par Le Chambon-de-Tence, dont la route est pourtant jolie et offre, &#231;&#224; et l&#224;, des sous-bois, des &#233;chapp&#233;es dans la vall&#233;e du Lignon, qui ne sont pas sans charme. En r&#233;alit&#233;, tous les environs de Saint-&#201;tienne sont int&#233;ressants et retiennent l'attention des cyclotouristes qui les d&#233;couvrent. L'Ard&#232;che, la Haute-Loire, l'Is&#232;re et le Puy-de-D&#244;me mettent &#224; la port&#233;e de nos randonn&#233;es dominicales les plus beaux circuits de montagne qu'on puisse souhaiter, abstraction faite des Alpes et des Pyr&#233;n&#233;es, et les autres limitrophes : Rh&#244;ne, Sa&#244;ne-et-Loire, Allier, nous offrent, dans les m&#233;andres de leurs collines, des vall&#233;es, d&#233;licieuses o&#249; le sol, en g&#233;n&#233;ral tr&#232;s bon, invite aux grandes allures. Nous sommes donc tr&#232;s bien partag&#233;s et nous aurions tort de n&#233;gliger le cyclotourisme.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Le tour du M&#233;zenc&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Le Cycliste, 1919, R&#233;trospective 1969&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;HYGIENE-ET-PHILOSOPHIE-1921&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='HYGIENE-ET-PHILOSOPHIE-1921'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;HYGI&lt;/span&gt;&#200;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;NE&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ET&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PHILOSOPHIE&lt;/span&gt;, 1921&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;&#192; midi pr&#233;cis, je suis de l'autre c&#244;t&#233; de St-Agr&#232;ve&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il ne m'a donc pas fallu moins de cinq heures pour faire ces premiers 74 kilom&#232;tres que j'esp&#233;rais n&#233;gocier en quatre heures. Mais aussi que de mauvaises routes et combien d'incidents d&#233;sagr&#233;ables&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Je me d&#233;dommage en contemplant une fois de plus les g&#233;ants des C&#233;vennes, du M&#233;zenc au Gerbier&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; une vague brume estompe les sommets et adoucit les ar&#234;tes. Est-ce pr&#233;sage de pluie ou de beau temps&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Je songe un instant &#224; rebrousser chemin, mais le d&#233;sir de revoir la belle vall&#233;e de l'Eyrieux qui, &#224; cette &#233;poque, est, du haut en bas de ses 1.200 m&#232;tres d'altitude, verdoyante, fleurie, abondamment arros&#233;e et qui se d&#233;veloppe en sinueux m&#233;andres le long de 75 kilom&#232;tres jusqu'&#224; la Voulte-sur-Rh&#244;ne, est plus fort que la crainte du mauvais temps&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; je me lance dans la longue descente, prudemment, car, d&#232;s le premier virage, je manque d&#233;raper dans un trou de sable. D'ailleurs, il est l'heure de se mettre &#224; table&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; mon d&#233;jeuner du matin, bien que tr&#232;s substantiel comme d'usage, est un peu loin et la hideuse fringale pourrait bien se montrer &#224; l'improviste &#224; la porte de mon estomac. J'ai dans mon sac 200 grammes de pain qui, mastiqu&#233;s soigneusement, assaisonn&#233;s d'air pur et de soleil, peut-&#234;tre aussi (car les voies de la nature sont imp&#233;n&#233;trables), des sels min&#233;raux de la poussi&#232;re, des ar&#244;mes vitalisants des fleurs, vont mettre dans mes muscles beaucoup plus de force que les menus officiels dont voici un sp&#233;cimen offert r&#233;cemment &#224; un malheureux ministre de passage &#224; Saint-&#201;tienne :&lt;br class='autobr' /&gt;
Mousse de foie gras truff&#233; Truites saumon&#233;es &#224; la Chambord Chaud-froid de grives au X&#233;r&#232;s Champignons truff&#233;s cr&#232;me Chantilly Poularde de Bresse &#224; la Souvaroff Salade &#224; la Parisienne Bombe &#201;lisabeth Dessert&lt;br class='autobr' /&gt;
Pouilly &#8212; Pontet-Canet &#8212; Musigny Saint-Marceau, Dry frapp&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Allez donc pr&#234;cher aux masses la sobri&#233;t&#233; et l'&#233;conomie, quand les classes dirigeantes donnent de pareils exemples de goinfrerie et de d&#233;penses&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Plus occidit gula quam gladius&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, r&#233;pondaient il y a 2.000 ans, les Romains &#224; qui l'on demandait la cause de l'excessive mortalit&#233; qui s&#233;vissait &#224; Rome en ce temps de proscriptions et de guerres civiles.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Hygi&#232;ne et philosophie&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Le Cycliste, 1921, p.37-42, Source Archives D&#233;partementales de la Loire, cote &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IJ871&lt;/span&gt;/3&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8195;&lt;/p&gt;
&lt;/section&gt;&lt;section class=&#034;sommaire-section sommaire-section_niveau1 sommaire-section_h3&#034; aria-labelledby=&#034;EXCURSIONS-DU-CYCLISTE-15-MAI-1927&#034;&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034; id='EXCURSIONS-DU-CYCLISTE-15-MAI-1927'&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;EXCURSIONS&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DU&lt;/span&gt; &#8220;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CYCLISTE&lt;/span&gt;&#8221;, 15&#160;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MAI&lt;/span&gt;, 1927&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Chose bizarre quand, au cours d'une randonn&#233;e, j'ai perdu du temps involontairement comme aujourd'hui, je ne demande ensuite qu'&#224; en perdre davantage. Ainsi mon intention n'&#233;tait pas de d&#233;jeuner &#224; Saint-Agr&#232;ve, puisque je venais de manger, mais, pendant que je r&#233;parais, l'envie me vint d'un bon caf&#233; au lait et d'une fl&#226;nerie agr&#233;able qui effa&#231;&#226;t de mon esprit l'impression f&#226;cheuse de cette halte forc&#233;e. Et je perdis encore &#224; bavarder 45 minutes dans un petit restaurant o&#249; je suis bien trait&#233; &#224; des prix honn&#234;tes, alors que les h&#244;tels o&#249; nous descendions autrefois dans cette bourgade devenue centre important de vill&#233;giature, font payer fort cher leurs moindres services. Pain, caf&#233; et lait furent excellents, et je fis l&#224; un plein qui devait m'amener &#224; plus de 50 km. Je ne repartis qu'&#224; 10 heures, la brume laissait &#224; peine entrevoir le Gerbier, le M&#233;zenc et les autres hauts sommets que des bandeaux de neige ceinturaient encore. &#192; 11&#8239;h.&#8239;15 j'&#233;tais au Cheylard : je n'&#233;tais pas all&#233; vite, malgr&#233; les sollicitations de mes Ballons, &#224; qui sans doute l'inexprimable beaut&#233; de la vall&#233;e haute de l'Eyrieux &#224; cette &#233;poque de l'ann&#233;e a &#233;t&#233; indiff&#233;rente. Il y avait, pourtant de quoi &#233;veiller ce jour-l&#224; l'attention des plus blas&#233;s, tant le soleil ajoutait de charme par ses effets d'ombre et de lumi&#232;re, &#224; un paysage que je connais par c&#339;ur et auquel je trouve toujours un nouvel attrait. Au d&#233;part, verdure tendre, gen&#234;ts en boutons, fleurs rares, c'est encore le printemps. Mais la gorge se creuse rapidement&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; par deux fois la route s'en &#233;loigne et va se perdre &#224; droite dans des montagnes arides, pel&#233;es, rocailleuses, pour franchir deux ruisseaux importants&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; quand elle revient au-dessus de l'Eyrieux qu'un viaduc traverse pr&#232;s de l&#224; en rejetant d&#233;finitivement la voie ferr&#233;e sur la rive gauche, d&#233;cor nouveau. Des gen&#234;ts couverts d'or se d&#233;gage un parfum capiteux, les prairies sont &#233;maill&#233;es de fleurs multicolores, les feuilles d'un vert dur jettent une ombre &#233;paisse sur le sol, c'est l'&#233;t&#233;. Ce matin, dans nos montagnes, c'&#233;tait l'hiver&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! En quelques heures j'ai v&#233;cu trois saisons&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Ici la chaleur est d&#233;j&#224; trop forte&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; je ne tarderai pas &#224; la trouver excessive. Saint-Julien, Saint-Martin-de-Valamas d&#233;filent&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; je me rapproche de la rivi&#232;re qui n'est plus un torrent resserr&#233; dans une gorge &#233;troite, mais qui a &#233;largi son lit parmi des roches et des galets blancs au milieu d'un vallon fertile. Je la traverse au Cheylard et je m'&#233;l&#232;ve pendant dix kilom&#232;tres en rampe douce d'abord et qui va s'accentuant &#224; mesure qu'on s'en approche, jusqu'aux Noni&#232;res, village &#224; cheval sur la cr&#234;te o&#249; je croise la route de Saint-Agr&#232;ve &#224; Vernoux, que j'ai suivie un jour et qui m'a laiss&#233; le souvenir d'un trac&#233; en montagne russe, d'un sol tr&#232;s mauvais et de masures mis&#233;rables. Peut-&#234;tre tout cela a-t-il chang&#233;, gr&#226;ce &#224; l'aisance qui, depuis la guerre, s'est r&#233;pandue dans les campagnes. Je montais ce jour-l&#224;, c'&#233;tait en 1904, une L&#233;vo, et j'appr&#233;ciai beaucoup les avantages que me donnaient, pour venir &#224; bout d'une route aussi mal trac&#233;e, ses multiples d&#233;veloppements et la variation d'amplitude des p&#233;dal&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien diff&#233;rente est la route que je suis aujourd'hui. Du Cheylard &#224; Lamastre, je me prom&#232;ne dans un parc verdoyant et convenablement bois&#233;&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; je cycle une avenue dont les sinuosit&#233;s gravissent sans la moindre contre-pente une montagne assez &#233;lev&#233;e et me ram&#232;nent sans descente dangereuse &#224; Lamastre o&#249; je retrouve l'altitude du Cheylard. L'eau y est abondante et je note avec plaisir des fontaines dispos&#233;es, &#231;&#224; et l&#224;, sur le bord de la route pour le bien des passants. On ne saurait trop louer ceux qui install&#232;rent ces fontaines et souhaiter qu'on les entretienne et qu'on en cr&#233;e de nouvelles. Que n'en ai-je trouv&#233; quelques instants plus tard quand je gravissais sous un soleil br&#251;lant la rude c&#244;te de dix kilom&#232;tres par laquelle d&#233;bute la route de Lamastre &#224; La Louvesc&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Mais rien, pas un souffle d'air frais, pas un filet d'eau, pas le moindre ombrage, et j'entrai dans cette fournaise &#224; 12&#8239;h.&#8239;15'&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Vous pensez bien que la su&#233;e lib&#233;ratrice des microbes nocifs qui pullulent dans le corps humain s'en donna &#224; plaisir et laissa mes muscles nets de toute surcharge morbide et adipeuse. Il me sembla m&#234;me qu'elle abusait de la permission, et j'arrivai &#224; Nozi&#232;res plus l&#233;ger certainement de quelques livres. Je m'&#233;tais arr&#234;t&#233; pourtant apr&#232;s deux kilom&#232;tres de ce rude travail pour faire mon quatri&#232;me repas de la journ&#233;e avec 100 grammes de pain et des figues, et me mettre &#224; l'ombre un instant sous quelques ch&#226;taigniers. On avait de l&#224; (un banc y &#233;tait m&#234;me dress&#233; &#224; l'usage des promeneurs) une jolie vue sur la vall&#233;e verdoyante qui va de Lamastre &#224; Desaignes et qui contrastait singuli&#232;rement avec les croupes arides que j'avais &#224; escalader. Les deux Ard&#232;che se confrontaient l&#224;, l'une riante, fertile et riche, l'autre triste, pierreuse et pauvre. C'est peut-&#234;tre pourquoi ce d&#233;partement est un des plus appr&#233;ci&#233;s par les touristes. &#201;troitement li&#233;e &#224; la Haute-Loire qu'elle compl&#232;te en lui ouvrant des d&#233;bouch&#233;s ensoleill&#233;s vers la vall&#233;e du Rh&#244;ne, vers le Midi, vers les terres prosp&#232;res, l'Ard&#232;che est un merveilleux terrain d'excursion. On peut y randonner pendant des centaines et des centaines de kilom&#232;tres, et nos itin&#233;raires l'ont fouill&#233;e dans toutes les directions sans en &#233;puiser les surprises. Je ne connaissais pas encore le bout de route d'une trentaine de kilom&#232;tres qui unit par le plus court Lamastre protestante &#224; La Louvesc catholique&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; encore un contraste, il y en a partout dans cette r&#233;gion, et c'est ce qui en fait le charme.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;V&#233;locio, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Excursions du &#8220;Cycliste&#8221; (15&#160;mai). Saint-Agr&#232;ve, Le Cheylard, Lamastre, La Louvesc, Saint-&#8239;&#201;tienne&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Le Cycliste, juillet-ao&#251;t 1927, p. 65-69, Source Archives D&#233;partementales de la Loire, cote PER1328_15&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dio-Biding</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article833</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article833</guid>
		<dc:date>2024-05-28T18:11:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tricycle&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique53" rel="directory"&gt;Illustrations et narrations graphiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L113xH150/pxl_20240120_145350766-5e825-bd1ba.jpg?1788484709' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1567 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;33&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20240528_113231191.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/pxl_20240528_113231191-23f3a.jpg?1788124470' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1567 '&gt;Dio Biding, La Bicyclette, 1894
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20240120_145350766.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH666/pxl_20240120_145350766-56e85.jpg?1788124528' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1430 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20240120_145709236.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH666/pxl_20240120_145709236-c968d.jpg?1788124529' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20240120_151612144_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH728/pxl_20240120_151612144_2-46659.jpg?1788124530' width='500' height='728' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1743 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://velotextes.fr/IMG/jpg/pxl_20240213_144542756.portrait_original.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH666/pxl_20240213_144542756.portrait_original-fb024.jpg?1788124493' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-1743 '&gt;Dio-Biding, Le Cycle et la Revue des Sports, 1896
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000613626/1894/n093/v0017.simple.selectedTab=thumbnail&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tricycle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Randonn&#233;e pascale 1913</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article285</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article285</guid>
		<dc:date>2024-05-22T07:35:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>cyclotourisme, cyclocamping</dc:subject>
		<dc:subject>Entre 1900 et 1914</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;g&#233;tarisme</dc:subject>
		<dc:subject>Rh&#244;ne </dc:subject>
		<dc:subject>Col de Grand Bois, Col de la r&#233;publique</dc:subject>
		<dc:subject>Randonn&#233;e Pascale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Autrefois, je me chargeais d'un tas de choses, cette fois je n'emportai que trois mouchoirs dans une poche, du pain dans l'autre poche, ma sacoche &#224; outils et, dans un petit paquet roul&#233; derri&#232;re la selle, ma p&#232;lerine et une chambre &#224; air.&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;1901-1914 P&#233;riode &#201;cole st&#233;phanoise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;cyclotourisme, cyclocamping&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Entre 1900 et 1914&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot54" rel="tag"&gt;V&#233;g&#233;tarisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot61" rel="tag"&gt;Rh&#244;ne &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Col de Grand Bois, Col de la r&#233;publique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot89" rel="tag"&gt;Randonn&#233;e Pascale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Paul de Vivie, alias V&#233;locio, Le Cycliste, R&#233;trospective 1913&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#226;ques tombant le 24&#160;mars, tout allait bien&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; mais le 23 fut un jour &#224; ne pas mettre un chien dehors... Et nous ne f&#251;mes que trois, le dimanche matin, &#224; 3 heures. Il pleuvait encore comme il avait plu toute la nuit, comme il allait pleuvoir tout le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;cidons de retarder le d&#233;part jusqu'&#224; 6 h, d'autant plus qu'un boyau avait rendu l'&#226;me&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; nous r&#233;int&#233;grons les bureaux du Cycliste.. &#192; 6 h il pleut toujours... j'endosse mon caoutchouc &#8212; que je ne quitterai que ce soir &#224; 18 h, &#224; l'H&#244;tel Blanc, &#224; Loriol &#8212; et en route. Mes deux compagnons, deux jeunes et vaillants cyclotouristes parisiens, sont pitoyablement mont&#233;s pour affronter le mauvais temps&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ils ont des machines &#224; boyaux, pas de garde-boue, un bagage r&#233;duit au strict minimum, trois vitesses par cha&#238;ne flottante &#8212; le pire des changements de vitesse dans ces conditions du fait de la projection de la boue sur une cha&#238;ne d&#233;tendue. J'avais aussi le m&#234;me changement de vitesse par cha&#238;ne flottante qui, gr&#226;ce &#224; mon garde-boue, ne m'a pas jou&#233; de vilains tours&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; comme quoi il faut que tout perfectionnement soit entour&#233; des pr&#233;cautions qui lui sont indispensables et prot&#233;g&#233; contre ses ennemis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous ralli&#226;mes une premi&#232;re fois &#224; la R&#233;publique autour d'un lait chaud qui fut le bienvenu, et nous allions repartir quand nous voyons arriver, venant de la vall&#233;e du Rh&#244;ne, notre but imm&#233;diat, un randonneur st&#233;phanois dont la bicyclette est couverte d'une belle couche de neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Mais d'o&#249; sortez-vous&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? O&#249; avez-vous trouv&#233; tant de neige, alors qu'ici nous n'avons que de la pluie&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; H&#233;las&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! s'&#233;crie-t-il, de l'autre c&#244;t&#233; de la montagne, o&#249; je m'attendais &#224; voir le soleil, je n'ai rencontr&#233; qu'une brume &#233;paisse et une neige aveuglante&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; j'ai lutt&#233; jusqu'&#224; Bourg-Argental, et je rentre d&#233;courag&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais bien envie d'en faire autant, mais je c&#232;de &#224; l'enthousiasme de mes compagnons, enchant&#233;s de cette occasion, rare pour eux, de voir la montagne sous la neige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et certes ils ne furent pas d&#233;&#231;us. Les bois &#233;taient superbes sous leur manteau, et la terre &#233;tait, &#224; perte de vue, couverte de dix centim&#232;tres de neige, dans laquelle nous roulions tr&#232;s doucement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R... filait devant quand un des boyaux de Cl... se d&#233;collant, nous obligea &#224; nous arr&#234;ter un bon quart d'heure, dans une ferme, pour remplacer le chatterton. Il faut remplacer ce ruban toutes les fois que l'on change de boyau et Cl..., le matin m&#234;me, avait n&#233;glig&#233; de le faire, si bien que son boyau glissa&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; peu &#224; peu, il commen&#231;a &#224; former hernie pr&#232;s de la valve. C'est l&#224; une pr&#233;caution &#224; ne pas n&#233;gliger et que doivent prendre tous ceux qui viennent au boyau, sinon ils s'exposeraient &#224; quelque accident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous ralli&#226;mes une seconde fois &#224; Bourg-Argental, puis une nouvelle fois encore &#224; la bifurcation de Boulieu, car &#224; la descente, sous la pluie et dans la boue, de moment en moment plus &#233;paisse, on p&#233;dalait un peu en &#233;go&#239;ste. Nous navigu&#226;mes alors de compagnie, sans &#234;tre en aucune fa&#231;on g&#234;n&#233;s par les cyclistes ou par les autos jusqu'&#224; Andance, o&#249; le passage &#224; niveau ferm&#233; nous arr&#234;ta quelques minutes &#224; dix heures et quart&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; jusqu'&#224; Saint-Jean-de-Muzols, o&#249; un beau clou dans un coll&#233; de Cl... arr&#234;ta mes deux compagnons, qui n'all&#232;rent ensuite pas au-del&#224; de Valence... et bien ils firent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; tout hasard, avant de prendre cong&#233;, je leur explique que si, dans le vrai Midi, c'est-&#224;-dire apr&#232;s Donz&#232;re, je trouve le soleil, j'irai directement aux Baux, H&#244;tel de la Reine Jeanne, o&#249; je les attendrai jusqu'&#224; 22 heures&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; mais que si le temps, l&#224;-bas, est aussi mauvais qu'ici, je reviendrai sur mes pas jusqu'&#224; ce que je les rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, d&#233;pouillant la mentalit&#233; du randonneur par plaisir, j'endosse celle du randonneur par hygi&#232;ne, et cela suffit pour que de morose, je redevienne gai et que je rep&#233;dale avec plus d'entrain que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais emport&#233; deux cents grammes de pain complet, que je croquai lentement en mastiquant conscencieusement&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; &#224; Valence, j'achetai deux cent cinquante grammes de dattes et deux bananes avec quoi je m'alimentai jusqu'au soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Livron, &#224; Loriol, il pleut encore, puis j'ai un moment d'espoir, le ciel est moins charg&#233;&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; &#224; Mont&#233;limar, la pluie cesse et le mistral commence &#224; pousser vigoureusement, si bien qu'en trente-cinq minutes, j'enl&#232;ve les quatorze kilom&#232;tres &#8212; dont trois de mont&#233;e &#8212; qui me s&#233;parent de Donz&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; une ligne de d&#233;marcation, tr&#232;s nette, entre la partie haute et la partie basse de la vall&#233;e du Rh&#244;ne, et l'on a souvent constat&#233; que beau temps en de&#231;&#224; des collines que le fleuve a &#233;ventr&#233;es entre Ch&#226;teauneuf et Viviers, signifie mauvais temps au-del&#224;. Aussi m'attendais-je presque &#224; voir le soleil &#224; Donz&#232;re, or je vis, ou pour mieux dire, j'y re&#231;us une averse torrentielle, et aussi loin que les regards pouvaient porter on n'apercevait, sur tout le Midi, que brumes, nuages et horizons z&#233;br&#233;s par la pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'h&#233;sitation&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; les abonn&#233;s du Cycliste qui avaient bien voulu m'annoncer qu'ils se joindraient &#224; notre caravane n'ont pas d&#251; se d&#233;ranger &#224; cause du temps aussi mauvais chez eux que chez nous&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il est d'ailleurs 15 h&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; tournons bride et rentrons. Je gravis non sans peine, sur une petite vitesse, ce que je venais de d&#233;valer en roue libre, &#224; quarante &#224; l'heure, puis je pla&#231;ai ma cha&#238;ne sur la moyenne vitesse et j'arrivai &#224; Loriol &#224; 18 h. Trente-six kilom&#232;tres en trois heures&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; le mistral n'est pas un mince adversaire et, par surcro&#238;t, la pluie faisait son apparition de plus belle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passai dans un bon lit de l'H&#244;tel Blanc, la nuit que je m'&#233;tais propos&#233; de passer au clair de lune, et l'hygi&#232;ne y trouva sans doute son compte, car jamais je ne p&#233;dalai avec autant d'entrain et de plaisir que le lendemain pour rentrer de Loriol &#224; Saint-&#201;tienne, o&#249; j'arrivais &#224; 15 h, avec exactement trois cents kilom&#232;tres de plus &#224; l'actif de ma cha&#238;ne flottante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est faible, en tant que randonn&#233;e, mais en tant que promenade hygi&#233;nique, c'est parfait, et je classe mon excursion pascale de 1913 parmi celles dont on se souvient longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y ai d'ailleurs gagn&#233; quelque exp&#233;rience du point de vue du bagage &#224; emporter pour une randonn&#233;e de deux ou trois jours. Autrefois, je me chargeais d'un tas de choses, cette fois je n'emportai que trois mouchoirs dans une poche, du pain dans l'autre poche, ma sacoche &#224; outils et, dans un petit paquet roul&#233; derri&#232;re la selle, ma p&#232;lerine et une chambre &#224; air. Je regrettai seulement, &#224; cause de la pluie, de n'avoir pas emport&#233; mes jambi&#232;res caoutchout&#233;es. Simplifions et all&#233;geons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Velocio.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_209 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://velotextes.fr/local/cache-vignettes/L500xH129/velociosignature-6fd5d.jpg?1788126846' width='500' height='129' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-209 '&gt;&lt;strong&gt;Signature de V&#233;locio, 1892
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-209 '&gt;Signature de V&#233;locio, 1892
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits crayon document-credits-209 '&gt;source Archives d&#233;partementales de la Loire, cote Per 1328_3
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Excursion du cycliste (1903)</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article121</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article121</guid>
		<dc:date>2024-05-22T07:35:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>cyclotourisme, cyclocamping</dc:subject>
		<dc:subject>Entre 1900 et 1914</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Etienne</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;g&#233;tarisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Il me para&#238;t important que l'on sache bien, que l'on proclame tr&#232;s haut, que la bicyclette moderne permet de se d&#233;placer tout aussi bien que l'automobile, sans fatigue normale, mais &#224; tr&#232;s peu de frais&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; qu'un cycliste v&#233;g&#233;tarien peut aller de Lyon &#224; Marseille le premier jour, de Marseille &#224; Nice le lendemain en d&#233;pensant &#224; peine un centime par kilom&#232;tre, revenir en deux autres journ&#233;es, et sans plus de d&#233;penses, par Digne, &#224; son point de d&#233;part&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique36" rel="directory"&gt;1901-1914 P&#233;riode &#201;cole st&#233;phanoise&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;cyclotourisme, cyclocamping&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Entre 1900 et 1914&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot38" rel="tag"&gt;Saint-Etienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot54" rel="tag"&gt;V&#233;g&#233;tarisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Velocio, Le cycliste, Ann&#233;e 1903, republi&#233; en 1953, coll. pers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1166 en janvier et 1.387 en f&#233;vrier, cela fait un total de 2.553 kilom&#232;tres pour les deux premiers mois de l'ann&#233;e, &#224; valoir sur les vingt mille dont je me suis promis de couronner le col de mon existence, la cinquanti&#232;me ann&#233;e &#233;tant, de l'avis g&#233;n&#233;ral, le point culminant de la vie, apr&#232;s lequel on d&#233;gringole plus vite, h&#233;las&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! qu'on n'a grimp&#233;, malgr&#233; tous les freins sur jante, &#224; tambour ou &#224; patins.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; vrai dire, de ces 2.553 kilom&#232;tres peu ont &#233;t&#233; int&#233;ressants au point de vue cyclotouriste&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; les jours sont encore trop courts pour permettre les envol&#233;es &#224; longue distance, et il s'agit plut&#244;t, &#224; cette &#233;poque de l'ann&#233;e, de se pr&#233;parer, par un entra&#238;nement progressif, aux grandes excursions du printemps et de l'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, je rel&#232;ve sur mon carnet de route quelques bonnes randonn&#233;es dominicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25&#160;janvier, 220 kilom&#232;tres en Forez o&#249; les routes et le temps &#233;taient parfaits et en Roannais o&#249; la boue et le brouillard me g&#234;n&#232;rent beaucoup&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8&#160;f&#233;vrier, 178 kilom&#232;tres, de 6 h. 30 &#224; 17 heures, de Saint-&#201;tienne &#224; Tarare, Pin-Bouchain, Saint-Symphorien, L'H&#244;pital, Neulise et retour. Le passage du col de la Croix de Signy dans la neige, et la descente sur Tarare contrari&#233;e par des empierrements et des r&#233;sidus de cong&#232;res o&#249; la neige, la glace et la boue congel&#233;e nous mena&#231;aient de d&#233;rapages comme celui qui, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;&#160;janvier, m'avait mis si mal en point. Excursion fort agr&#233;able, n&#233;anmoins, par l'impr&#233;vu de sites que nous ne connaissions pas sous ce nouvel aspect. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 15&#160;f&#233;vrier, 260 kilom&#232;tres, de 4 h. &#224; 17 h. 30, de Saint-&#201;tienne &#224; Digoin et retour par Roanne et Saint-Jean. Temps froid et brumeux, gr&#233;sil et pluie de temps &#224; autre, mais routes g&#233;n&#233;ralement bonnes. Par contre, paysage peu s&#233;duisant, surtout apr&#232;s Roanne&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; de Marcigny &#224; Saint-Jean, interminable ligne droite avec l&#233;g&#232;res ondulations, tr&#232;s monotone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette excursion &#233;tait en m&#234;me temps une d&#233;monstration sur le terrain, comme nous serons appel&#233; &#224; en faire souvent cette ann&#233;e pour convaincre les cyclotouristes sinc&#232;res de la sup&#233;riorit&#233; des bicyclettes de 20 kilos polymultipli&#233;es &#224; gros pneus, roue libre et freins puissants, sur les monomultipli&#233;es de 10 kilos &#224; pneus minuscules, &#224; roue serve et sans frein. Nous &#233;tions partis quatre : deux dix kilos et deux vingt kilos. Avant d'arriver &#224; Roanne, la d&#233;monstration &#233;tait faite : en plat, &#224; la mont&#233;e et &#224; la descente, les dix kilos &#233;taient battus et avouaient qu'ils ne comprenaient pas qu'avec des camions comme les n&#244;tres on p&#251;t enlever les rampes &#224; 25 &#224; l'heure. Quand ils auront essay&#233;, ils comprendront : car ce que nous faisons, je pr&#233;tends que tous les cyclistes bien portants, sobres v&#233;g&#233;tariens, outill&#233;s comme nous le sommes, peuvent le faire. La question de l'alimentation a de l'importance, surtout au point de vue de l'endurance, de la dur&#233;e de l'effort, mais non au point de vue de l'effort par lui-m&#234;me qui, pendant une demi-journ&#233;e, peut fort bien conserver la m&#234;me intensit&#233; chez un cr&#233;ophage et chez un v&#233;g&#233;tarien. On ne s'aper&#231;oit nettement de la diff&#233;rence entre ces deux r&#233;gimes alimentaires qu'apr&#232;s le d&#233;jeuner. Les cr&#233;ophages sont alors incapables de tenir t&#234;te aux v&#233;g&#233;tariens que la digestion n'incommode en aucune fa&#231;on. Que s'ils persistent en faisant appel &#224; toute leur &#233;nergie, le lendemain ils sont s&#251;rement claqu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour tous ceux qui ont voulu sinc&#232;rement se rendre compte, ce sont l&#224; d&#233;sormais des v&#233;rit&#233;s incontestables. Quant aux autres, nous nous tenons &#224; leur disposition pour le leur prouver sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22&#160;f&#233;vrier, 235 kilom&#232;tres, de 5 h. 30 &#224; 18 h. 30, Saint-&#201;tienne au col des Echarmeaux par l'Arbresle. Tr&#232;s jolie promenade favoris&#233;e par un temps splendide, une v&#233;ritable journ&#233;e de printemps&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; nous n'avions pu avertir &#224; temps nos amis du Rh&#244;ne et de Sa&#244;ne-et-Loire que nous avons l'habitude de rencontrer l&#224;-haut, mais nous y retournerons d&#232;s que les buissons auront reverdi. Mon unique compagnon fut ce jour-l&#224; un jeune cycliste le 20 ans, d'apparence plut&#244;t fr&#234;le, qui n'avait en fait d'entra&#238;nement depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;&#160;janvier que 300 kilom&#232;tres &#224; son actif et qui p&#251;t suivre, malgr&#233; elle, un train soutenu de 24 &#224; l'heure jusqu'&#224; l'Arbresle, o&#249; nous passions &#224; 8 h. 1/2 (72 kilom&#232;tres en 3 heures petits arr&#234;ts compris). Cet exemple vient corroborer mon assertion de tout &#224; l'heure, que tous les cyclistes sont capables de faire ce que nous faisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caract&#233;ristique de nos excursions para&#238;t devoir &#234;tre, cette ann&#233;e, un train de route tr&#232;s vif. L'allure moyenne, tous les arr&#234;ts compris, est souvent de 20 &#224; l'heure et ne descend jamais au-dessous de 18, cela signifie que la partie transport qui pr&#233;c&#232;de et qui suit la partie excursion proprement dite est n&#233;goci&#233;e &#224; 25 kilom&#232;tres &#224; l'heure en pays moyennement accident&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne me dissimule pas que beaucoup de lecteurs du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Cycliste&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; vont, en lisant ceci, hausser les &#233;paules et s'&#233;crier : &#192; quoi bon&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Oui, &#224; quoi bon filer &#224; de telles allures et s'imposer des &#233;tapes de 250 &#224; 300 kilom&#232;tres&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai d&#233;j&#224; r&#233;pondu maintes fois &#224; cette objection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'efforce de d&#233;montrer par le fait les possibilit&#233;s de la bicyclette, outil de locomotion, moyen de tourisme &#224; la port&#233;e de toutes les classes de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moins fortun&#233;s pouvant, gr&#226;ce &#224; elle, se procurer des plaisirs qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, ont &#233;t&#233; l'apanage des riches, les plus fortun&#233;s acqu&#233;rant ou conservant, gr&#226;ce &#224; elle, la sant&#233; qui est surtout, aujourd'hui, l'apanage des pauvres : voil&#224; la justification de mes efforts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me para&#238;t important que l'on sache bien, que l'on proclame tr&#232;s haut, que la bicyclette moderne permet de se d&#233;placer tout aussi bien que l'automobile, sans fatigue normale, mais &#224; tr&#232;s peu de frais&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; qu'un cycliste v&#233;g&#233;tarien peut aller de Lyon &#224; Marseille le premier jour, de Marseille &#224; Nice le lendemain en d&#233;pensant &#224; peine un centime par kilom&#232;tre, revenir en deux autres journ&#233;es, et sans plus de d&#233;penses, par Digne, &#224; son point de d&#233;part. Quelle plus agr&#233;able et plus hygi&#233;nique fa&#231;on de passer huit jours de cong&#233;&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le plus modeste fonctionnaire, le surnum&#233;raire le moins appoint&#233;, l'employ&#233; &#224; 150 francs par mois et l'ouvrier &#224; cent sous par jour ont ainsi &#224; leurs port&#233;es des jouissances morales et mat&#233;rielles que les classes fortun&#233;es ont seules go&#251;t&#233;es jusqu'ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne m'adresse pas &#224; tous les hommes indistinctement, il en est d'ind&#233;crottables, d'enlis&#233;s jusqu'au menton dans les habitudes funestes contract&#233;es d&#232;s l'adolescence, entr&#233;es avec l'&#226;ge jusque dans la moelle, qui les vouent &#224; toutes les maladies, hontes de l'humanit&#233;, que la civilisation, en d&#233;pit des progr&#232;s de la science, aggrave et multiplie d'ann&#233;e en ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je m'adresse &#224; ceux qui ont assez d'&#233;nergie pour remonter le courant, pour rompre carr&#233;ment en visi&#232;re avec les pr&#233;jug&#233;s qui gouvernent le monde et pour revenir &#224; la vie simple, exempte des besoins factices dont tant d'hommes sont aujourd'hui esclaves et victimes. A ce point de vue &#233;lev&#233;, la bicyclette n'est pas seulement un outil de locomotion, elle devient encore un moyen d'&#233;mancipation, une arme de d&#233;livrance, elle lib&#232;re l'esprit et le corps des inqui&#233;tudes morales, des infirmit&#233;s physiques que l'existence moderne, toute d'ostentation, de convention, d'hypocrisie, o&#249; para&#238;tre est tout, &#234;tre n'&#233;tant rien, suscite, d&#233;veloppe, entretient au grand d&#233;triment de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que nos randonn&#233;es, de 300 kilom&#232;tres n'emp&#234;chent pas de dormir les cyclotouristes qui s'estiment satisfaits d'&#233;tapes moindres de moiti&#233;. Ce n'est point de notre part une question d'amour-propre, ainsi que des esprits &#233;troits ont voulu l'insinuer. Nous nous effor&#231;ons simplement de faire une bonne fois la preuve de nos assertions, de rendre acquis et indiscutable ce fait important que tout homme de 20 &#224; 50 ans, peut-&#234;tre m&#234;me &#224; 60 ans, peut sans fatigue anormale se d&#233;placer pour son plaisir, pour ses affaires ou pour sa sant&#233;, &#224; raison de 200 &#224; 250 kilom&#232;tres par jour, avec &#231;a et l&#224; des &#233;tapes, &#233;ventuelles de 300 &#224; 350 kilom&#232;tres en 24 heures, &#224; la condition d'&#234;tre mont&#233; comme nous le sommes et aliment&#233; comme nous nous alimentons. Ces d&#233;placements peuvent, dans ces conditions, s'effectuer &#224; tr&#232;s peu de frais, &#224; si peu de frais que personne ne saurait valablement objecter l'insuffisance de ses ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adaptation du moteur humain &#224; la bicyclette devenant d'ann&#233;e en ann&#233;e plus parfaite il est fort probable que les chiffres ci-dessus seront dans dix ans, dans vingt ans, consid&#233;rablement augment&#233;s, quand les enfants d'aujourd'hui seront devenus hommes, que le r&#233;gime v&#233;g&#233;tarien aura rendu &#224; l'organisme sa puissance des &#226;ges primitifs et que nos machines auront &#233;t&#233; encore perfectionn&#233;es, mais il ne faut pas tout attendre de la perfection de l'outil, il faut que l'artisan se perfectionne &#224; son tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VELOCIO&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;PILOGUONS (1897)</title>
		<link>http://velotextes.fr/spip.php?article227</link>
		<guid isPermaLink="true">http://velotextes.fr/spip.php?article227</guid>
		<dc:date>2024-05-22T07:34:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>velovi</dc:creator>


		<dc:subject>Paul de Vivie, dit V&#233;locio</dc:subject>
		<dc:subject>Avant 1900</dc:subject>
		<dc:subject>polymultipli&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Alpes</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8239;Je n'ai pas, ce mois-ci, d'exp&#233;riences &#224; conter, bien que j'ai essay&#233;, le 15&#160;ao&#251;t, d'en placer une autre, et une bonne, &#224; l'actif des machines &#224; multiples d&#233;veloppements, en allant de Lyon au Col du Lautaret. Malheureusement, ce jour-l&#224;, la guigne m'a poursuivi et, comme disait un Alsacien de mes amis, tous mes brochets ont &#233;t&#233; d&#233;truits&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?rubrique35" rel="directory"&gt;1896-1900 P&#233;riode h&#233;ro&#239;que&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Paul de Vivie, dit V&#233;locio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot10" rel="tag"&gt;Avant 1900&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;polymultipli&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://velotextes.fr/spip.php?mot41" rel="tag"&gt;Alpes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Paul de Vivie, Le Cycliste, Ao&#251;t 1897, republi&#233; en Septembre 1947&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas, ce mois-ci, d'exp&#233;riences &#224; conter, bien que j'ai essay&#233;, le 15&#160;ao&#251;t, d'en placer une autre, et une bonne, &#224; l'actif des machines &#224; multiples d&#233;veloppements, en allant de Lyon au Col du Lautaret. Malheureusement, ce jour-l&#224;, la guigne m'a poursuivi et, comme disait un Alsacien de mes amis, tous mes brochets ont &#233;t&#233; d&#233;truits. Parti de Lyon &#224; 4 h. 30 j'aurais d&#251; &#234;tre &#224; Grenoble &#224; 10 h. et je n'&#233;tais arriv&#233; qu'&#224; midi, un peu tard pour aller, telle &#233;tait mon intention, d&#233;jeuner &#224; Bourg-d'Oisans&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; puis il faisait chaud, mais chaud &#224; vous donner des vapeurs et &#224; vous coucher insol&#233; sur la route ensoleill&#233;e&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; enfin pour finir de me mettre en d&#233;route, un orage s'amassait visiblement sur les hauts sommets et des nuages gonfl&#233;s d'eau galopaient les uns sur les autres. Ce n'&#233;tait pas le cas d'aller &#224; 2.000 m. d'altitude jouir du coup d'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette coquine de route m'avait-elle assez fatigu&#233;&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Je ne la connaissais pas et je me la figurais, doux r&#234;ve, plate ou &#224; peine ondul&#233;e d'un bout &#224; l'autre, et par cons&#233;quent tr&#232;s facile&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; Ah&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! ouiche, Jean, va-t-en voir s'ils viennent&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Jusqu'&#224; Bourgoin, o&#249;, en passant &#224; 6 h. 30, je donne un matinal bonjour &#224; un vieil ami, &#231;a va tout seul, mais apr&#232;s Nilovat, hol&#224;&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! D'abord ce n'est pas effrayant, mont&#233;e constante mais faible, que mes 4. m. 40 enl&#232;vent tr&#232;s ais&#233;ment&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ensuite, c'est-&#224;-dire de La Combe &#224; Eclose et m&#234;me un peu au del&#224;, &#231;a devient piment&#233;, et j'aurais bien fait de me mettre &#224; 3 m. 35, mais persuad&#233; que &#231;a ne durera pas, je m'obstine et je passe avec 4 m. 40 p&#233;niblement&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; r&#233;sultat : muscles distendus peu apr&#232;s &#224; la grimpette du Lautaret. Avant d'arriver &#224; La Frette, nouveaux petits raidillons courts et secs qui me font pester contre les ing&#233;nieurs responsables d'une route aussi malhonn&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La travers&#233;e de la plaine de Bi&#232;vre me repose un peu, mais, en arrivant &#224; Rives, je mets pr&#233;cipitamment pied &#224; terre&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; quelle pente, grand dieux, il y a de quoi vous faire casser dix fois le cou&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; la remont&#233;e de l'autre c&#244;t&#233; est faisable avec une petite multiplication, puis je remets pied &#224; terre devant une autre descente raide, avant d'arriver &#224; Moirans. Voil&#224; un coin o&#249; les sans-freins feront bien de ne pas trop fr&#233;quenter&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il leur en cuirait certainement un jour ou l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De telles routes sont stupides, s'&#233;crierait P. d'Allabile, qui a partout son franc-parler, et ceux qui les ont construites sont des &#226;nes&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Moirans &#224; Grenoble, &#224; l'exception du crochet sur Voreppe, c'est plat sous tous les rapports, et si l'on n'avait &#224; contempler les &#224;-pics des massifs du Vercors &#224; droite et de la Chartreuse &#224; gauche, on s'emb&#234;terait ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, dans cette gorge, le soleil &#233;tait d'un accablant&#8239;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Je n'eus pas m&#234;me, apr&#232;s d&#233;jeuner, le courage d'aller &#224; Pont-de-Claix, ne fut-ce que pour voir le commencement de la route, du Lautaret que je ferai, je l'esp&#232;re, en septembre, en partant cette fois de Grenoble, car de Lyon au Lautaret en un jour, &#231;a me para&#238;t tout de m&#234;me un peu trop charg&#233; en kilom&#232;tres et en mont&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Velocio.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
