Gustave Verbeck est né au Japon, à Nagasaki, en 1867, d’un père hollandais et d’une mère Californienne d’origine française. Il y passe son enfance, puis vit aux U.S.A. Fin 1889, il part à Paris, capitale des arts. Il y reste jusqu’au milieu des années 1890. Il loge au 131 Boulevard Montparnasse.
Il se forme aux académies Julian et Calarossi, auprès de Constant, Laurens, Blanc et Giradot [1]. Il débute par des dessins dans la presse humoristique : Le Rire, Le Chat noir... Il utilise un comique visuel, des animaux, et déjà des renversements d’image [2].
Il fait aussi de la bicyclette, et dessine donc pour Le Cycle !
Verbeck en balade avec la rédaction du Cycle 1894
Source BTV Ville de Paris
Voici quelques dessins numérisés par la Bibliothèque du Tourisme et des Voyages :
On retrouve les paysages dépouillés, une ligne d’horizon presque onirique, qu’utilisera Verbeck dans d’autres séries.
Verbeck, La guitare, Le Cycle, n°134, 1894
Source Ville de Paris / BTV
Verbeck, Le Cycle, n°150, 1894
Ville de Paris / BTV
Verbeck, Le Cycliste, N°144, 1894
Source Ville de Paris / BTV
Chasse dangereuse
Verbeck, Le Cycle,n°162, 1894
Source Ville de Paris / BTV
Présence d’esprit (inspiré d’un gag de E. Reinicke avec un bicycliste qui tourne autour d’un palmier pour que la queue du lion qui le poursuit s’y enroule, Fliegende Blatter N°2532, p.63, 1893)