Vélotextes

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

« Le Vercors est décidément un pays merveilleux, et l’on trouverait difficilement un autre coin de terre où, en un espace si petit qu’un cycliste peut aisément le parcourir en deux jours dans tous les sens, soient réunies tant de beautés naturelles ; il n’y manque que des glaciers. »

Miramas (1903)

« Au commencement de novembre la pluie était tombée tout une semaine avec une continuité désespérante. Elle avait enfin cessé, et le vent du nord-est ayant séché les routes je pus partir pour l’étang de Berre. Je quittai Rochegude à 4 heures. Au ciel toutes les étoiles brillaient, et dans le silence d’une belle nuit, dans les bois sombres qu’illuminaient les feux éclatants de l’acétylène, je courais rapidement. »

Vers la Méditerranée (ebook ou papier)

Vers la Méditerranée (ebook ou papier)
Une publication en livre numérique (kobo et kindle) et impression à la demande (amazon) d’un récit de voyage de Paul de Vivie de 1899, Vers la Méditerranée, sur sa Gauloise 4 vitesses.
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Le Col de Menée (1899)

Le Col de Menée (1899)

« Tout en roulant, je pensais combien le cyclisme est redevable au capitaine Perrache, le savant et tenace champion de la petite multiplication, et de M. de Vivie, son infatigable vulgarisateur. Je ne crois pas exagérer en disant que l’adjonction d’un second développement à une bicyclette a révolutionné le tourisme : plans, horaires, étapes, tout a été bouleversé. »

La Croix-Haute (1902)

La Croix-Haute (1902)

« Aréthuse était probablement une cyclettiste, et il est assez naturel d’admettre que le jour de la fête de Diane, ses nymphes organisaient, en son honneur, une course de bicyclettes. »

Un Tour en Savoie (1898)

Un Tour en Savoie (1898)

« ...j’avais chargé sur mon porte-bagage d’arrière 6 kilos de flanelles et de vêtements de rechange dont je n’ai pas eu besoin. Dans ma musette suspendue au guidon, j’avais revolver, carte au 1/200000, itinéraires de Dolin-Revel et mes habituelles provisions de bouche, pain et pommes, un falot plié et deux bougies. Avec tout cela et de la résolution on peut aller loin et longtemps sans être un milliardaire. »

Une bonne journée (1899)

« Ce sont là malheureusement des promenades qui vous mettent en appétit et à peine a-t-on fini qu’on voudrait recommencer, tant il est agréable de se rincer l’œil, pour parler l’argot moderne, dans des kilomètres et des kilomètres de paysages incessamment variés qui par la multiplicité des images, tantôt nettes, tantôt indécises et des souvenirs qu’on en conserve, vous laissent l’impression qu’on a voyagé dans le rêve et traversé l’infini. »

La Vélocipédie au point de vue philosophique (1887)

« Mettez un vélocipède entre les jarrets du premier venu et vous développerez dans l’esprit de cet homme une manière nouvelle de voir, de comprendre, d’apprécier les événements, les êtres, les choses qui chaque jour passent à sa portée ; il les verra sous un nouvel aspect et sa façon de les juger en sera modifiée sensiblement. »

Les premières armes (Octobre 1913)

« Vous étiez seul ? Mais oui, c’est toujours seul que je fais mes longues excursions. Seul aussi celui qui venait des Echarmeaux, seul également celui qui avait parcouru l’Eyrieux. Entre autres remarques curieuses, je n’oublierai pas d’inscrire sur mon carnet : À l’E. S., les groupes ne sont composés que d’une seule personne. »

Cyclotechnie d’amateur (1929)

« Un cyclotouriste entre dans son domaine en quittant sa maison, tandis que, pour aller admirer un site catalogué que son guide lui a révélé, le piéton entre dans un train, l’autoïste dans une carrosserie où la nature leur semble aussi étrangère que lorsqu’ils étaient entre leurs quatre murs. »

Mon cher Velocio

« Vous faites une dernière objection, sans grande conviction, d’ailleurs, à propos des roues légères. Je vais y répondre. »

Du frein de bicyclette (juin 1898)

« Il y a peu de temps encore, nul n’aurait osé munir d’un frein sa bicyclette. Alourdir sa machine, en déshonorer les lignes élégantes par l’adjonction d’un pareil accessoire, qui donc aurait osé y songer ? »

La Grosse Routière (Juillet 1900)

« À côté des chevaux pur sang aux lignes si fines existent les gros chevaux de trait qui sillonnent encore les routes en attendant l’ère définitive des « autos ».

Aussi nous semble-t-il utile d’esquisser les points caractéristiques de la Grosse Routière qui est à la jolie machine de course ce que le cheval du fermier est au pur sang. »

Les lévocyclettes