Vélotextes

En Dévoluy

«  La pente est très rapide, aussi je n’hésite pas à traîner une grosse branche à la remorque. — Vous m’apportez du bois  ! me crie joyeusement le pontonnier, et il détache la branche, roule soigneusement la cordelette et me la tend. Jamais pontonnier plus prévenant.  »

Le Vercors, les Gorges de la Bourne, le Pas de l’Échelle

«  Le mois dernier, j’étais allé à Saint-Étienne voir le directeur du Cycliste et me rendre compte de ses machines à plusieurs multiplications. Aimablement accompagné par lui, j’étais, sur une de ses bicyclettes, monté de Saint-Chamond à la Croix-de-Chabourey sans aucune fatigue, n’ayant même pas mis pied à terre pendant ces dix kilomètres de côte.  »

Tourisme d’été (1901)

Tourisme d’été (1901)

«  Je respecte certes toutes les opinions et je reconnais qu’entre celle de Vélocio et de Siméon le Stylite il y a place pour toutes les vitesses, pour toutes les manières de penser. Je dis simplement la mienne. Elle est sincère, peut-être est-ce son seul mérite. En tout cas, elle concorde avec ma règle de conduite. La voici sous forme de théorème  : Tout travail qu’on fait pour son agrément doit avoir la somme des plaisirs supérieure à la somme des peines.  »

Forêt de Lente

Forêt de Lente

«  Pousser des cris d’admiration en voyant grimper une automobile n’est pas précisément dans notre caractère  »

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

«  Le Vercors est décidément un pays merveilleux, et l’on trouverait difficilement un autre coin de terre où, en un espace si petit qu’un cycliste peut aisément le parcourir en deux jours dans tous les sens, soient réunies tant de beautés naturelles  ; il n’y manque que des glaciers.  »

LA LOUVESCSARRASLYON

«  On traverse ainsi tantôt rapidement, tantôt nonchalamment, des paysages très variés, kaléidoscope vivant dont les mille tableaux pénètrent par les yeux dans la pensée et vont ensuite se fixer embellis, amplifiés, idéalisés, dans l’imagination.  »

Roue trop libre (1899)

«  Réchauffer son moyeu sur un petit feu de brindilles de bois sur le bord de la route et l’on sera sauvé pendant au moins trois kilomètres.  »

Col de Pavezin

Col de Pavezin

En ce lieu Paul de Vivie (Vélocio) apôtre du cyclotourisme aimait à grouper à l’automne ses disciples et ses amis que ceux qui l’ont connu imitent son exemple que les jeunes apprennent sa légende

Au col de Rousset (340 kilomètres). Excursion du 30 juin 1900.

Au col de Rousset (340 kilomètres). Excursion du 30 juin 1900.

«  Sept cyclotouristes ont pris part à cette excursion qui a été une des plus suivies et des plus goûtées de la saison. C’est que le Vercors est un incomparable écrin de beautés naturelles  ; les sites pittoresques y abondent et les points de vue les plus inattendus y surprennent agréablement les cyclistes, que les rampes dures et longues et les descentes dangereuses ne font pas reculer.  »

Un Tour en Savoie (1898)

Un Tour en Savoie (1898)

«  ...j’avais chargé sur mon porte-bagage d’arrière 6 kilos de flanelles et de vêtements de rechange dont je n’ai pas eu besoin. Dans ma musette suspendue au guidon, j’avais revolver, carte au 1/200000, itinéraires de Dolin-Revel et mes habituelles provisions de bouche, pain et pommes, un falot plié et deux bougies. Avec tout cela et de la résolution on peut aller loin et longtemps sans être un milliardaire.  »