Vélotextes

Miscellanées vélocipédiques

14 vitesses de 1908

« Comme on va sûrement en mettre, car mon compagnon, dans la force de l’âge et bien entraîné, est de ceux qui n’aiment pas traîner sur la route, que j’ai besoin de m’arrêter un certain temps à Anse et que cependant nous tenons à rentrer avant la nuit, je choisis dans mon écurie ma vieille 14 vitesses qui date de 1908 et qui, avec 4 couples de pignons et deux dérailleurs, deux freins et des garde-boue, ne pèse pas moins de 17 kilos en ordre de marche. Certes, j’aimerais mieux qu’elle n’en pesât que 14, qu’elle eût un cadre moins haut qui ne m’obligeât pas à coller ma selle au ras du tube et, enfin, qu’elle eût des pneus extra-souples. »

Bicyclette n°5 (à petites roues de 50 cm)

Bicyclette n°5 (à petites roues de 50 cm)

«  Un peu partout, ma machine liliputienne excite l’étonnement et les cris des enfants. Les Vé  ! Qu’ès aco  ! et autres exclamations provençales me saluaient dans chaque village.  »

Trottinette

Trottinette

«  Je vais donc, dès cette fin de saison, comparer avec méthode, sur mes terrains d’expérience, les résultats que me donne ma Ballon des vieilles gloires qui se caractérise par des roues de 500 à boyaux de 50 et la compression de toutes ses parties, par quoi l’on est arrivé à en réduire le poids à onze kilos et à lui donner l’air d’une trottinette.  »

Touricyclette 1905

Touricyclette 1905

Sur la cote d’Azur (1906)
«  Mon étape-transport se termine à 5 heures devant la gare d’Avignon d’où l’express m’amène à Bandol à midi. Ah ! si j’avais trouvé à Orange ma touricyclette dont la qualité maîtresse est de ne jamais déraper, même dans la boue la plus grasse, je me serais bien moqué du temps, et il est fort probable que, malgré son moindre rendement, cette machine essentiellement confortable m’aurait permis de couvrir en 10 heures les 170 kilom. qui, à Orange, me séparaient encore de Bandol ; je les aurais, il est vrai, couverts en huit heures sur mon n° 5, mais il lui faut, à cette machine à grand (...)

Rétrodirecte

« Je pratique assez fréquemment la rétrodirecte pour pouvoir me dire rétroïste moyen et j’ai remarqué que les muscles qui se fatiguent à rétropédaler sont les mêmes qui se fatiguent à contrepédaler à la descente sur une roue serve, exercice auquel je me livre assez souvent en hiver, de sorte que je n’éprouve jamais ce besoin de me remettre en forme et que je puis à n’importe quel moment faire une promenade d’une centaine de kilomètres en rétrodirecte sans courbature anormale. Car j’ai été, à ses débuts, un partisan convaincu, un emballé du répropédalage et le premier adepte du capitaine Perrache ; j’ai même (...)

Moyennes, vitesses, horaires

Moyennes, vitesses, horaires

« Les 270 kilomètres qui séparent Saint-Étienne de l’extrémité nord de l’étang de Berre seront franchis en 15 heures, parfois même en 12 heures, sans fatigue anormale. »

Randonnées pascales

«  Pour un beau voyage, c’est un beau voyage que nous avons fait là pendant les fêtes de Pâques, et les quatre jours que nous y consacrâmes ne pouvaient certes pas être mieux employés.
Si, malgré la longueur des étapes et la violence du mistral, nous avons pu exécuter de point en point notre programme, c’est, je me hâte de le dire, grâce au régime végétarien, aux multiples développements, et peut-être bien aussi, au moins pour l’un de nous, grâce à la roue libre.  »

Pannes, entretien

« Nous gagnerons toujours à nous soumettre aux choses plutôt qu’à vouloir nous soumettre les choses. Je me félicitais, entre autres détails, de n’avoir pas eu le moindre accident de bicyclette au cours des 300 km. que j’avais parcourus, pas une crevaison, pas un écrou à serrer. Mais que vois-je Seigneur, au moment de me mettre en selle   ! »

Cyclo-tourisme

« c’est une joie tout de même que de se démontrer par le fait, qu’on est libre, indépendant, capable de se transporter en quelques heures, par le seul jeu de ses muscles, par sa propre force physique, à des centaines de kilomètres. »

État des routes

État des routes

À l’arrivée de la bicyclette, les grandes routes étaient alors désertées au profit du train, seuls les locaux les utilisaient pour de courts trajets. La route était aussi un lieu où pouvaient jouer les enfants, où pouvaient se trouver des animaux de ferme, où pouvait se pratiquer la pétanque. L’état des routes, macadamisées, dépendait de leur entretien, de leurs rechargements, et des conditions météo. Les tractions animales préféraient un sol meuble, les clous y étaient fréquents. Les véhicules motorisés nécessitèrent d’autres exigences, et causèrent d’autres désagréments. La poussière soulevée gênait et les (...)

Bagages

Bagages

«  j’arrimai encore plus solidement mon bagage  ; à l’arrière, le linge de rechange roulé dans la pèlerine et les jambières, plus une sacoche contenant des cartes, du carbure, les burettes d’huile et de pétrole, un peu d’alcool pour mêler à l’eau de ma lanterne à acétylène et l’empêcher de se congeler, accident fréquent en hiver et qui, un certain soir, m’avait fort ennuyé  ; à l’avant, mes deux besaces, qualifiées si justement de mamelles nourricières par Alpinus, contenaient des provisions de bouche suffisantes pour deux jours, cartouches alimentaires faites de riz au lait très sucré et bourré de raisins confits, des chaussons aux pommes, des oranges, des croquignolles, délicieux biscuits aux amandes que fabrique à ses moments perdus et quand ça lui plaît, un confiseur original dont je ne vous donne pas l’adresse, car il y a dix chances contre une que vous n’en obtiendriez même pas de réponse  ; enfin, du chocolat. Vous voyez que pour être végétarien on n’en a pas moins beaucoup de bonnes choses à sa disposition.  »

AMITIÉS

«  À Lunel, dans une rue (et c’était, je crois, la rue principale) large comme un mouchoir de poche, ce qui permettait de tendre des toiles-parasol d’une maison à l’autre, nous absorbons un peu de limonade et nous demandons divers renseignements, car une idée est venue à Forest  : il a des amis à Castries, un chef-lieu de canton qui ne doit pas être bien loin de Lunel  ; or, lorsqu’on est si loin de chez soi, et qu’on y est venu en vélocipède, il n’y a rien de charmant comme d’aller surprendre des amis qui tombent des nues en vous voyant arriver en cet équipage et en apprenant que vous venez de faire 300 kilomètres et plus sur ces deux minces roues.  »

Ventoux

Ventoux

«  Le Ventoux est un gros morceau, difficile à avaler. Je le savais, je l’ai écrit maintes fois, et je l’ai trouvé, ce dimanche de Pentecôte, encore plus coriace que je ne m’y attendais. Je ne l’avais pas escaladé depuis 1913, année où, coéquipier de mon ami Ch..., mort des suites de la guerre et dont je me sens plus privé que jamais, je mis quelques belles randonnées à l’actif d’un tandem dont en quelques instants on pouvait faire une bicyclette ou une triplette, voire une quadruplette, et que j’avais conçu pour les besoins des jeunes ménages, qui vont, comme l’on sait, ou qui du moins allaient autrefois, croissant d’année en année et exigent des machines à rallonge, comme la table du chansonnier. »

Baux

«  Les Baux sont toujours pour moi le sujet de longues méditations sur l’instabilité des choses humaines... et sur l’épouvantable violence du mistral (quand le mistral souffle, ce qui n’est point le cas aujourd’hui)  ; nous jouissons d’un temps merveilleux et nous en profitons pour ascensionner les quartiers les plus élevés de la ville... d’autrefois  ; on y a une vue très étendue sur la Crau et par delà, jusqu’à la mer. Par un bon mistral, il serait de la plus grande imprudence de se hasarder dans les ruines du château. Pourquoi, en ce siècle où l’on s’efforce de tirer parti de tout, n’a-t-on pas encore utilisé la force du vent  ? Autrefois, les moindres éminences étaient surmontées de moulins à vent. Ruinés par les grandes minoteries à vapeur, ces moulins ne pourraient-ils pas renaître sous forme de producteurs d’énergie électrique emmagasinée dans des accumulateurs, où on la retrouverait quand on en aurait besoin  ? Combien de chevaux-vapeur dans une journée de mistral  !  »

Nyctocyclades

Nyctocyclades

« D’une nuit passée sur la route, je suis toujours sorti, dès l’aube naissante, comme d’un rêve  ; impression bizarre qui m’étreignait irrésistiblement... J’ai beaucoup aimé pédaler la nuit, seul  ; pendant nos étapes de vingt-quatre et de quarante heures, les heures nocturnes n’étaient pas les moins agréables, surtout quand la lune voulait bien se mettre de la partie... »

PLAIDOYER EN FAVEUR DUDALAGE HORIZONTAL (1935)

En abordant un sujet aussi considérable dans le monde du cyclotourisme, que celui du Concours des Alpes, je me propose d’abord de renseigner les camarades intéressés par la participation à ce concours des nouvelles bicyclettes à pédalage horizontal, sur les conditions dans lesquelles ces machines et leurs pilotes, réalisèrent la tâche qui leur était assignée.
Je tâcherai, par la même occasion, de donner un aperçu des diverses péripéties de la compétition, qui ne sortirent pas du champ de mes investigations personnelles, afin de ne pas marcher sur les brisées des reporters officiels.
Avant de schématiser, (...)

Compte rendu sportif du Concours des Pyrénées accompagné d’une critique de la performance du vélo-car

« Ce modèle de grand tourisme comportait huit vitesses par dérailleur de chaîne, sur roue-libre. quatre dentures au relais intermédiaire, et par double plateau de pédalier. Les roues à jantes Beier étaient équipées de pneus renforcés de 500x53. Freins à tambour avant et arrière. Éclairage par alternateur. Coffre à bagages contenant rechanges et outillage. Poids total, en ordre de marche réglementaire : 20 kgr. 300. »

The streamlined bicycle (1934)

The streamlined bicycle (1934)

1 January 1934
Polygoon-Profilti (producer) / Netherlands Institute for Sound and Vision (curator)

vélo horizontal (Vélocio 1913)

«  Cette bicyclette possédait d’autres qualités encore, à en croire le prospectus ; elle en avait trop, elle en mourut, l’excès en tout est un défaut. »

Vélo horizontal 1906

Vélo horizontal 1906

Grand Manège Central, 4, rue Buffault.

Au manège Central
Un des quartiers les plus populeux de Paris, le quartier Montmartre, devient décidément cycliste. C’est à la parfaite organisation du manège Central, 4, rue Buffault, qu’il faut attribuer ce mouvement vélocipédique. M. Rouveroux, le sympathique directeur de cet établissement, se multiplie pour satisfaire sa nombreuse et élégante clientèle et a apporté plusieurs innovations, telles que le service des promenades au Bois, grâce auquel les cyclistes trouvent à la porte du Bois leur machine toute prête, et n’ont par l’ennui de traverser Paris, toujours dangereux pour les débutants. (...)

Manège Terront

Manège Terront

Manège Terront (La Bicyclette, 1894)
Le manège Terront organise pour le 15 décembre prochain une grande fête vélocipédique au profit des professeurs. Cette fête promet d’être des plus intéressantes.
Afin d’éviter la trop grande affluence des fêtes précédentes et pour donner entière satisfaction aux spectateurs, le nombre des places a été limité à 500.
Les personnes qui désireraient assister à cette soirée sont donc priées de bien vouloir prendre leurs billets à l’avance.
Orchestre du cercle de l’Essor sous la direction de M. A. Ducros. Prix d’Entrée : places réservées 3 fr. - Promenoir 2 fr. Nota. -
Les (...)

Pendant l’Hiver (manège Lyon)

Pendant l’hiver.
Mettre à profit les quelques mois de mauvais temps pendant lesquels la route n’est guère praticable, pour apprendre à monter et se perfectionner au Manège dans l’art de pédaler, n’est pas sot du tout et c’est ce que pensent faire cet hiver bien des personnes qui se trouveront ainsi, dès les premiers beaux jours, aptes aux longues excursions. L’école de cyclitation de la maison Singer, 5, rue Vendôme, à Lyon, dirigée avec tant de tact et de compétence par un excellent professeur, continuera donc à être cet hiver le rendez-vous des élèves de la meilleure société. Les personnes âgées, les (...)

Le cyclotourisme et la nature

« Dans un pays de réglementation excessive comme le nôtre, il serait plaisant que personne n’eût songé à tracer des règles au cyclo-tourisme. »

Un voyage

Notre confrère Maurice Martin est décidément infatigable. Il est parti samedi en compagnie de M. Joseph Briol, trésorier du cercle des sports de Bordeaux, et de M. Hakemeyer, pour un long et beau voyage dans les Alpes.
Nous donnons ci-dessous l’itinéraire adopté par les trois voyageurs : de Bordeaux à Valence en chemin de fer.
A bicyclette :
Valence, Romans, Pont-en-Royans, Villars-de-Lans, Grenoble, La Grande-Chartreuse, Yenne, col de Chevelu, Aix-les-Bains, Annecy, Faverges, Ugine, Saint-Gervais-les- Bains, Chamonix, col de Balme (2,200 mètres d’altitude), Saint-Maurice, Villeneuve, Vevey, (...)

De Paris à Lannemezan, 1896 (Alcide Bouzigues)

« Me voilà donc à Tours cette fois. Je fus frappé de l’aspect imposant de la ville. Elle s’offrait à moi dans un panorama délicieux et ce ne fut pas sans une douce émotion que je pénétrai dans ses murs. Il me fallut sur-le-champ traverser un pont magnifique qui allait déboucher à l’entrée de l’une des magnifiques rues de la cité. Ce pont de pierre imposait l’admiration autant par sa longueur et sa largeur que par le mouvement accentué qu’il présentait à cette heure. Il était quatre heures de l’après-midi. En outre d’une ligne de tramway qui le traverse, il était sillonné par une foule nombreuse que le beau (...)

La bicyclette du campeur (1927)

La bicyclette du campeur (1927)

«  C’est une bicyclette normale de route à fourche élastique. Le cadre est renforcé par des tubes qui vont du guidon au moyeu arrière et qui permettent aussi de loger le réservoir à pétrole (pour l’alimentation du réchaud) et la bouteille Magondeaux (pour l’éclairage sous la tente). Au-dessus du pédalier  : la boîte d’accumulateurs qui alimente les feux de ville (lanterne avant et feu rouge) et le phare. »

La Grosse Routière (Juillet 1900)

La Grosse Routière (Juillet 1900)

" À côté des chevaux pur sang aux lignes si fines existent les gros chevaux de trait qui sillonnent encore les routes en attendant l’ère définitive des «  autos  ».
Aussi nous semble-t-il utile d’esquisser les points caractéristiques de la Grosse Routière qui est à la jolie machine de course ce que le cheval du fermier est au pur sang. "

DE PARIS A VÉLOCIO par Maillane. 1929

DE PARIS A VÉLOCIO par Maillane, Georges Grillot, Le Cycliste
La Journée Vélocio de Saint-Etienne est une belle occasion pour quitter Paris. Pour un peu que l’on s’y prenne comme il faut, elle devient un prétexte de descendre en Provence, terre bénie des cyclotouristes.
C’est pour cette raison que le jeudi 1 août je débarquai de l’express de Paris, dans la bonne ville de Saint-Etienne. J’y connais une foule de gens, tous plus aimables les uns que les autres qui ne manqueraient pas de me retenir aussi, pour ne pas me retarder, je ne demeurai à Saint-Etienne que le strict minimum. Le temps de poser un (...)

Pâques en Provence 1929-1930

« Je le vois encore, coiffé, pour une fois, de sa casquette anglaise, pédalant en sandales sur une machine à pneus ballons, grande nouveauté de l’époque. M. de Vivie, malgré les éléments déchaînés, nous fit néanmoins parcourir une centaine de kilomètres en cinq heures, mais nous déclara, à Orange, qu’il lui paraissait impossible d’atteindre, le soir même, la Sainte-Beaume, qu’il renonçait même à pousser jusque-là. »

La traversée du Massif des Ecrins-Pelvoux est-elle possible avec une bicyclette ?

Le massif des Ecrins-Pelvoux, formidable bastion de roc fauve et de glace, hérissé de pics aux noms prestigieux, n’est traversé par aucune route carrossable. Quelques-unes, à la faveur d’une vallée, s’insinuent jusqu’au cœur de la forteresse, aucune n’arrive à la franchir. Cet énorme quadrilatère dont les tours d’angles sont Bourg-d’Oisans, Briançon, Embrun et Gap, présente, pourtant quelques points vulnérables, où, un jour peut-être, la bicyclette arrivera à passer. Hâtons-nous de dire que l’exploit ne sera pas facile.

DANS LES ALPES avec machine à deux développements (1900)

Berger, «  Dans les Alpes (avec une machine à 2 développements)  », Le Cycliste, 1900, P. 45-51, p.72-76, p.88-94, Source Archives départementales de la Loire cote PER1328_7
J’avais fait dans le cours des années précédentes de nombreuses excursions dans les Alpes dont je suis proche voisin ; mais, malgré la beauté des paysages traversés, j’ai toujours trouvé fatigantes et fastidieuses les longues et dures montées que la plupart du temps, il faut gravir à pied en poussant sa machine lorsque celle-ci est munie d’un développement trop fort et plutôt approprié aux pays plats, ce qui était le cas des machines (...)

Le grand Meaulnes (1913)

«  Du haut des côtes, descendre et s’enfoncer dans le creux des paysages ; découvrir comme à coups d’ailes les lointains de la route qui s’écartent et fleurissent à votre approche, traverser un village dans l’espace d’un instant et l’emporter tout entier d’un coup d’œil... En rêve seulement j’avais connu jusque-là course aussi charmante, aussi légère. Les côtes même me trouvaient plein d’entrain. Car c’était, il faut le dire, le chemin du pays de Meaulnes que je buvais ainsi.  (...)

Le vélométropolitain (1894)

L’idée vient d’être lancée d’une combinaison qui présenterait certains avantages, mais qui ne nous semble pas de nature à être accueilllie par les pouvoirs publics. Notre beau pays est la terre d’élection de la routine ; le progrés marche lentement et il faut qu’une amélioration quelconque s’impose d’une façon écrasante pour avoir quelques chances d’être adoptée.
Tout Parisien qui a quotidiennement à se transporter pour ses affaires d’un point à un autre de la capitale sait combien les moyens de communication sont encore rudimentaires dans notre bonne ville de Paris. L’infortuné qui navigue tant soit peu par les (...)

Cyclisme aérien (1894)

Il ne s’agit pas d’un aéroptère plus ou moins perfectionné, ailes dans les airs et de pédaler au-dessus des vallées et des montagnes. La nouvelle, ou plutôt le projet que nous apportent les journaux américains, est presque aussi impraticable. Un habitant de Minneapolis rêve de faire construire une voie aérienne, destinée à la circulation des cycles, une sorte de pont destiné à relier Minneapolis à Saint-Paul.
Des lampes électriques placées peu au-dessus de la voie en question, serviraient, dans le projet, à éclairer à la fois le chemin des cyclistes et les rues de la ville. La construction d’une semblable (...)

Les sentiers cyclables des Landes d’Arcachon à Léon

Les sentiers cyclables des Landes d’Arcachon à Léon

Depuis très longtemps, les résiniers de la forêt des Landes, de même que les fonctionnaires des Eaux et Forêts, vaquent à leurs occupations à bicyclette. Il semblerait que le sol, presque exclusivement sablonneux de cette région, doive mal se prêter à ce mode de locomotion. Il n’en est rien dans les endroits où les aiguilles de pins ont formé, en s’accumulant, un épais tapis. Là où ce tapis ne s’est pas formé naturellement, c’est-à-dire partout où les arbres sont jeunes, il a fallu y suppléer par l’apport de ces mêmes aiguilles, d’herbes, de genêts séchés, voire de paille, d’où, sans doute, leur nom de « sentiers paillés ».

Véloce-voie

« Un cycliste qui n’a pas des idées ordinaires, c’est celui qui se cache sous le modeste pseudonyme de Pne. J’ai lu, nous écrit-il, dans un des derniers numéros de la Science Illustrée, un article vélocipédique dans lequel il était question d’un projet de « véloce-voie » sur le bord de certaines routes. J’avais déjà eu une idée à peu près semblable : c’était de faire une voie véloçable sur le futur pont de la Manche ou sur ce qui le remplacera pour aller de France en Angleterre, la dépense serait vite rémunérée par un droit de péage, etc., etc..
Si nous attendions que le pont soit construit, o aimable correspondant ! (...)

Voies cyclables aériennes couvertes (1893)

Un projet de voies cyclables aériennes couvertes en 1893 dans Le Cycle.

Au Pôle Nord (1894)

Il ne s’agit pas de l’établissement fameux où nos jolies mondaines et... autres allaient patiner devant des loges élégamment garnies. Nous voulons parler du vrai pôle Nord, de celui dont les explorateurs ont vainement cherché à pénétrer le mystère glacé. Un hardi cycliste a formé le projet d’atteindre cette partie inconnue du monde terrestre en bicyclette. Oyez plutôt :
M. Méluis, vélocipédiste américain, se propose de se joindre à l’expédition Wellmann, qui se mettra prochainement en route pour le pôle Nord.
M. Méluis a fait construire une bicyclette spéciale qui lui rendra très facile le voyage sur la glace (...)

DE SAINT-PÉTERSBOURG A PARIS

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Pierre ORLOVSKY
En ces temps de manifestations franco-russes, c’est une bonne fortune pour un journal vélocipédique que de souhaiter, le premier, la bienvenue à un cycliste slave venu en machine de Saint-Pétersbourg à Paris. Cette bonne fortune, nous l’avons eue, lundi soir, à La Bicyclette en serrant, avant tous les autres, la main de l’énergique touriste que nous voulons présenter à nos lecteurs.
Pierre Orlovsky est étudiant à l’Université de Saint-Pétersbourg, section des sciences mathématiques. Il a été si souvent parlé de lui à propos du futur record de Charles Terront que son nom résonne comme une (...)

Voyage interrompu (1894)

Un riche Hongrois, Un M. Jordan, ayant entrepris de visiter en bicyclette, la péninsule des Balkans et même l’Asie Mineure, son voyage a été brusquement interrompu dans un village près de Philippopoli.
Le bruit s’était répandu qu’un magicien, monté sur une machine bizarre, avait fait son apparition. L’auberge fut envahie par les paysans, la bicyclette exorcisée par le pope et finalement mise en pièces.
Le pauvre M. Jordan a dû gagner en toute hâte, à pied, la gare la plus rapprochée.
La (...)

Encore un !

Le tour du monde
Encore un ! Quand nous serons à cent, nous ferons une croix !
Après les Allen et Sachtleben, les Lenz, voici encore un intrépide voyageur qui s’élance bravement à la conquête de l’univers... par le cycle. Mais celui-ci trouve que deux roues pour un si long voyage, c’est peu. Aussi a-t-il frêté un bon tricycle qu’il a d’ailleurs construit lui-même et sur lequel il compte arriver sans encombre au but quel-que peu lointain qu’il se propose.
Cet intrépide a comme nom Victor. Si nous avions un conseil à lui donner, ce serait de rendre son tricycle convertible en bicyclette. Vous comprenez, (...)

The Girl in Red, the cycling singer

The Girl in Red, the cycling singer

Nita Rosslyn, chanteuse anglaise, effectuait ses tournées mondiales à vélo avec pour instrument un banjolélé dans ses bagages.

Mon cher Velocio

«  Vous faites une dernière objection, sans grande conviction, d’ailleurs, à propos des roues légères. Je vais y répondre.  »

GONFLEMENT DES PNEUMATIQUES AU MOYEN DE L’ACIDE CARBONIQUE. 1893

GONFLEMENT DES PNEUMATIQUES AU MOYEN
DE L’ACIDE CARBONIQUE.
Nous avons signalé, il y a plusieurs mois, l’idée que nous communiquait un de nos correspondants, d’utiliser les tubes ou cartouches Giffard pour le gonflement des pneumatiques. La Société des appareils Giffard a mis cette idée en pratique et lance sur le marché des cartouches d’acide carbonique disposées spécialement pour cet usage. Comme nous l’avons dit, il reste à savoir si le système est bien pratique et s’il n’y a pas à craindre l’éclatement du bandage si la soupape de réduction venait à se dérégler.
A. DESCHAMPS.
CAUSERIE DE LA SEMAINE. (...)

Les jantes en bois (1893)

Parmi les nouveautés vélocipédiques de 1894, la jante en bois occupera la première place.
Les principaux fabricants américains les ayant déja adoptées pour leurs machines, il est certain que quelque grand constructeur français les mettra à l’essai.
Eprouvée en Amérique, la jante en bois a donné les meilleurs résultats. Le plus précieux de ses avantages est qu’elle allégera une machine de plus d’un kilog. tout en présentant la solidité des jantes en acier. Un autre avantage est que la jante en bois ne se bosselle pas et n’est pas deformable comme celles en acier. On a mis de ces nouvelles jantes sur des (...)

La Bicyclette (1885 à 1898)

La Bicyclette (1885 à 1898)

« Dès la fin de 1885, quelques mois à peine après l’apparition des pre­mières safeties, fut lancé un nouveau type, le rover, qui, tout de suite, s’attira les quolibets de la presse cycliste. »

En randonnant (Bouillier)

EN RANDONNANT
J’avais en tête de pousser une pointe vers la mer et cela à grands coups de pédales, avec but de randonnée les Saintes-Marie, en Camargue ; c’est, je crois, ce point de mer le plus rapproché de Saint-Étienne, environ 300 km. D’après mes prévisions, je devais couvrir L’aller-retour dans les 40 heures.
J’avais repéré pour ce raid la fine monture de l’ami A... et je dois à son obligeance d’avoir eu ainsi une machine relativement légère à grand rendement : pneus extra-souples, toiles apparentes, changement Cyclo 3 vitesses, doublé par une deuxième couronne au pédalier. J’enlevai les garde-boue pour (...)

À travers cols

EXTRAIT DE LA COLLECTION « LE CYCLISTE » ANNÉE 1902 (1952, p. 264-265)
Cher Monsieur de Vivie,
Vous me demandez des détails de mon dernier déplacement dans les Alpes. Je serais très heureux de pouvoir vous en fournir, documentés d’heures et de kilomètres, comme vous le désirez. Malheureusement, très habitué à me reposer sur les autres du soin de consulter les bornes et les chronomètres, je n’ai rien de précis sur ce sujet. Cependant, en vous reportant à la carte, vous pourrez juger que les étapes que je vous énumère étaient très ordinaires et devaient me laisser de longues heures d’admiration pour les (...)

Sur la route (1898)

Sur la route (1898)

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POUR LA PETITE HISTOIRE DE LA ROUTE DU PARPAILLON

«  Les années 1929 et 1930 virent un véritable afflux de cyclo-montagnards vers les Alpes en général, et le Parpaillon en particulier. Un fanion spécial était même offert à qui pouvait prouver son passage ; le registre que nous avions déposé à Crévoux se couvrit d’appréciations et de signatures. On peut dire que le fanion du Parpaillon fut le précurseur des B. R. A., R. C. P. et autres brevets de montagne. Il fît beaucoup, à l’époque, pour la cause des grands Cols Alpins.
Puis l’oubli est de nouveau revenu. D’autres années passèrent encore. La route du Parpaillon a 47 ans. Dans quel état se trouve-t-elle ?
Un jour, peut-être, nous la verrons large et bonne, mais elle aura perdu sa solitude, et sur les ruines des bâtiments des chasseurs d’autrefois, s’érigeront, rouges ou vertes, les pompes de la Standard ou de la Texaco. »

Excursion du 15 juin (1902)

«  Ah  ! Vélocio, vous ferez de moi une frondeuse  !
Mais... là n’est pas la question.  »

Heureuse innovation (1894)

Une note émanant de l’administration des Grands Magasins du Louvre avertit les clients cyclistes qu’un garage va être mis incessamment à leur disposition aux abords des magasins. Cela permettra aux nombreux acheteurs du Louvre d’y venir faire leurs emplettes en machine.
La Bicyclette, 1894

Heureuse innovation (1894)

Une note émanant de l’administration des Grands Magasins du Louvre avertit les clients cyclistes qu’un garage va être mis incessamment à leur disposition aux abords des magasins. Cela permettra aux nombreux acheteurs du Louvre d’y venir faire leurs emplettes en machine.
La Bicyclette, 1894

SENSATIONNEL

SENSATIONNEL !!
Notre excellent confrère le Vélo publie le très intéressant article qu’on va lire.
Nous le reproduisons avec plaisir et nous nous réservons d’y revenir dans un prochain numéro :
Au lendemain de la course Paris-Brest, en septembre 1891, notez la date - Jean sans Terre, causant chez Gillet avec M. Clément des épreuves similaires auxquelles ce grand tournoi allait ouvrir des horizons, disait textuellement ceci au constructeur parisien :
Le prix de 2,000 francs que le Petit Journal a décerné à Charles Terront vous paraît fantastique, parce que la vélocipédie, jusqu’ici débile et pauvre, (...)

Les chemins de fer (1893)

On dit - n’est-ce point un rêve ? que la Compagnie Paris-Lyon Mediterranée serait décidé à faire quelque chose pour les cyclistes. Toujours d’après « l’ on dit », des crochets de suspension seraient disposés dès maintenant dans les fourgons à bagages de ladite Compagnie et recevraient les bicyclettes des cyclistes voyageant par le grand frère Les machines seraient ainsi à l’abri des cahots et du contact des autres colis. Voilà un progrès auquel applaudiraient des deux mains les infortunés à qui, en arrivant à destination, on rendait leurs machines dans un état lamentable, sous le fallacieux prétexte que les (...)