Vélotextes

Tanus

«  Je lus l’article  : immédiatement mes projets furent modifiés, et je résolus de partir pour Rodez. Ne soyez pas surpris de ce brusque revirement  : j’en suis coutumier. Je n’aime rien tant que l’imprévu, et souvent à la dernière minute je change mon plan de voyage.  »

Route de Serres

« — 3 mètres et 4m,50   ! Parbleu, Monsieur, vous seriez digne d’être le frère de l’Homme de la Montagne   ! À peine avais-je prononcé ce nom que la figure de l’inconnu changea, il rougit légèrement et dans ses yeux je vis luire une flamme qui soudain m’éclaira. »

Route du Valgaudemar (1900)

«  Ma bicyclette appuyée contre un arbre, à demi-allongé sur l’herbe, je fumais dans un voluptueux abandon. Heureux de vivre, je regardais s’évanouir dans l’air les spirales bleuâtres de ma cigarette, quand me soulevant sur le coude, je vois arriver un cycliste. Et quel cycliste  ! il est absolument étonnant. Que dis-je, étonnant, il est formidable.  »

Le Grand-Saint-Bernard, Le Petit-Saint-Bernard, en tricycle (1891)

«   Cette machine fantastique, 42 kilog. en fer et en bois, à cercles de fer de deux centimètres d’épaisseur, nous impressionne vivement. Nos caoutchoucs creux font au jeune ouvrier une impression semblable. De là quelques renseignements sur leur prix. C’est égal, la passion du cyclisme doit être bien vive pour inspirer à un simple villageois un pareil chef-d’œuvre.  »

Le Couffourenc (1903)

«  Il y a une dizaine d’années, j’abandonnai le tourisme à pied pour les joies du cyclisme. Un habile cycliste d’Alais M. C., devenu aujourd’hui le plus intrépide des chauffeurs, guida mes premiers pas. Je montrais disait-il des dispositions étonnantes. En réalité je fus un élève pitoyable et, comme les chevaliers malheureux dans les tournois, je mordis souvent la poussière.  »