Vélotextes

CHRONIQUES LOCALES DELOCIO (Octobre 1891)

«  Mais le vélocipède ne se contente pas d’être utile aux humains, il tient surtout à leur être agréable, et j’ai pu goûter, grâce à lui, un tas de plaisirs qui m’avaient été auparavant défendus. Je n’en citerai qu’un, le dernier : combien de fois n’avais-je pas fait l’ascension du Pilat...  »

De Saint-Étienne à Chambéry en vélocipède

«  Quoiqu’il en soit, en nous mettant à six, nous arrivions à comprendre que cela signifiait, à peu de chose près  : quand viendrez-vous à Chambéry en vélocipède  ?  »

Le 1er mai (1895)

«  En vérité, je me suis cru, un instant, revenu au bon vieux temps, à cette époque bénie où à dix, douze, et jusqu’à vingt amis (il n’y avait pas à cette époque quarante cyclistes à Saint-Étienne) au plus nous excursionnions à qui mieux mieux, où chaque dimanche nous retrouvait, joyeux et enthousiastes, prêts dès l’aube pour de nouvelles conquêtes  ; temps heureux qui n’est cependant pas encore bien loin de nous,...  »

PROMENADES ET EXCURSIONS (1889)

«  Cette histoire nous revenant à la mémoire, nous n’étions pas sans éprouver une certaine inquiétude en nous approchant de ce bourg à superstitions et nous nous demandions si on n’allait pas nous prendre pour des esprits.  »

Le Tour de la Plaine du Forez (1888)

«  Depuis longtemps je me disais  «  Il faut, coûte que coûte, que je fasse un record  ; c’est la mode aujourd’hui  ; il n’y a pas d’honnête veloceman qui ne s’efforce, à la fin de la saison, quand il se sent bien entraîné, d’établir ou de battre un record.  »

Revue du passé (1890)

« Mais si vous abandonnez la grande route ensoleillée pour vous égarer dans les sentiers ombreux, si vous laissez votre machine sans surveillance, tandis que vous vous réfugiez sous quelque fraîche tonnelle, prenez garde que quelque amateur indélicat ne vous dérobe l’instrument, car alors vous iriez grossir le nombre des infortunés qui clament vers les nues : « Mon véloce ! mon cher véloce ! » »

Manière de traiter la médecine vélophobe comme elle le mérite

Manière de traiter la médecine vélophobe comme elle le mérite

«  Dans les premières années de la vélocipédie, ses ennemis, beaucoup plus nombreux qu’aujourd’hui, invoquaient contre elle cet argument, qu’ils jugeaient sans réplique : La vélocipédie est très mauvaise pour la santé. Et, développant cette thèse, ils chargeaient le malheureux bicycle de tous les méfaits imaginables.   »

Bicyclette au Vésinet (1903)

Bicyclette au Vésinet (1903)

Léon Comerre, huile sur toile, 1903.

Exposé au Petit Palais

Old and new style (Août 1902)

«  Pourquoi, monsieur  ? Parce que la mode en est depuis longtemps passée  ; parce que tel d’entre les gens du monde qui tenait à honneur de se montrer, voici cinq ou six ans, aux Acacias, sur une bicyclette anglaise, rougirait maintenant de faire, sur une route de campagne, cent mètres sur cet instrument  ! Que voulez-vous, monsieur, la mode est passée  ! Qu’y pouvons-nous  ? Rien. Il se faut résigner, monsieur...  »

La conversion de Joseph (1902)

«  Joseph, le facteur, t’envoie un bonjour cordial et vénérable, comme il dit, et prétend avoir très hâte de te voir arriver  : je crois qu’il voudrait te parler de la possibilité de se procurer une bicyclette, «  pour faire sa tournée...  »

Concours de frein 1901

Concours de frein 1901
Source revue mensuelle du TCF, 1901

APRES LE CONCOURS D’AUVERGNE UNE OPINION AUTORISÉE  Celle de M. Gaston CLÉMENT

«  De 1904 à 1912, je me suis servi de 3 monos légères, 12 kg. complètes, avec garde-boue, porte-bagage et pneus démontables de 35 mm. et d’une autre à boyau, de 1911 à 1914. Je sais donc ce qu’on peut demander à des bicyclettes légères, et réaliser d’agréable avec elles, dans un rayon d’action très étendu. Je sais aussi ce qu’il est prudent de ne pas exiger d’elles, sur certaines mauvaises routes.  »

APRÈS LE CONCOURS D’AUVERGNE (1934)

«  Je dirai même, en cyclotouriste, que ces routes un peu égarées, délaissées, seront peut-être, bientôt, pour nous, un dernier refuge, avant la pratique du chemin muletier, que certains cultivent déjà. Il nous faut des machines légères, mais robustes, pour tous terrains. Et, comme dit ma concierge  «  qui peut le plus peut le moins  ».   »

L’examen technique 1902

«  si les constructeurs s’ingénient à donner à leurs machines un aspect coquet et séduisant bien fait pour en faciliter la vente, ils ne se soucient en général nullement de la façon dont leur client s’y prendront pour les démonter et les vérifier. »

UN NOUVEAU CONCOURS ?

«  Pourquoi le Touring-Club ne continuerait-il pas l’œuvre dont il obtint de si beaux résultats en 1902 et 1905, en fixant au plus vite la date d’un troisième concours de bicyclettes de voyage  ?  »